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L’affaire qui oppose le parti SADI à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) par rapport à la désignation de Dioncounda Traoré comme président de la transition a été jugée le 30 juillet au Nigéria(Abuja) par le tribunal de ladite organisation. Les responsables de ce parti étaient hier mercredi face aux hommes de médias à la maison de la presse pour faire le point de ce procès historique. Une conférence au cours de laquelle le candidat du parti, le bouillant Oumar Mariko s’est dit satisfait et croit à leur victoire à l’issue du verdict du procès attendu pour le 10 décembre prochain.

Au mois d’avril dernier, la CEDEAO a pris l’initiative de porter Dioncounda Traoré comme président de transition alors qu’il était déjà en train d’assurer l’intérim après la démission de l’ex-président de la République, ATT.

Cette décision, jugée illégale et illégitime au vu de la Constitution selon les militants du SADI a été attaquée par ses responsables au courant du mois de juillet dernier à la Cour de l’organisation sous régionale. L’audience de la Cour s’est tenue le 30 octobre dernier à Abuja au cours d’un intense plaidoyer qui a duré quatre heures d’horloge. La partie SADI représentée par Me Mariam Diawara a mis dos au mur à la barre de la partie adverse.

Me Diawara, a décrié le comportement de la CEDEAO. Elle s’est dite optimiste que le 10 décembre le droit sera dit. A la croire, les textes sont claires. A la CEDEAO, c’est l’application stricte du droit contrairement à ce qui se passe au Mali. Si le procès est gagné ca sera l’application de l’accord cadre, c’est à dire la tenue de la Convention nationale à l’issue de laquelle le peuple malien déterminera son sort.

Le candidat du parti, Oumar Mariko, a tout d’abord rendu un vibrant hommage à tous ses compagnons de lutte pour le voyage effectué à Abuja souvent dans des conditions difficiles ainsi qu’aux étrangers qui ont sympathise avec leur cause.

Pour l’honorable, il y a eu une supercherie, une fraude à l’intérim de la transition par la CEDEAO. Il a été beaucoup ému par le professionnalisme dont a preuve part le président de la Cour qui disait: « La Cour de la CEDEAO sera le sanctuaire en Afrique et elle se battra pour cela ».

Dr Oumar Mariko a souligné que la plainte déposée par la SADI n’a laissé personne indifférent. Il croit à leur victoire à l’issue du procès le 10 décembre prochain puisqu’ils ont apporté toutes les réponses nécessaires aux points de droit.

Il a déclaré que si le procès est gagné, les assises nationales vont être organisées, du coup, il y aura la désignation d’un président de la transition, d’un premier ministre, de la libération du pays non seulement du joug des bandits armés, mais aussi des mains des membres du FDR.

F C

08 Novembre 2012