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Les chefs de la Coordination patriotique du Mali (Copam), qui étaient sur le banc des accusés du Tribunal de première instance de la Commune III, seront fixés sur leur sort le 28 août prochain. Le délibéré du procès qui les oppose à l’Etat, pour troubles graves à l’ordre public, a été fixé à cette date.

Hamadoun Amion Guindo, Younouss Hamèye Dicko et Rokia Sanogo qui sont respectivement secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali, (CSTM), président du Rassemblement pour la démocratie et la Solidarité (RDS), professeur à la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie et également chercheur à l’INRSP devront attendre le 28 août 2012 pour savoir leur sort suite au procès qui les oppose à l’Etat.

Ils répondaient devant la justice en qualité de responsables de la Copam, un regroupement de partis politiques et d’associations favorables au putsch et organisateurs de la convention le 21 mai pour désigner le capitaine Amadou Haya Sanogo président de la transition et qui avait dégénéré et troublé profondément l’ordre public. Il faut ajouter que c’est ce jour-là que le président Dioncounda Traoré a été agressé à Koulouba. Mais les responsables de la Copam ne répondaient pas du délit d’agression.

L’audience, présidée par Karamoko Diakité, s’est déroulée hier 7 août au palais de justice de la Commune III. Accusés de troubles graves à l’ordre public, d’allumage de feu, d’obstruction à la circulation, de barricade, les trois prévenus ont comparu libres en compagnie de leurs avocats dont Mes Mariam Diawara, Harouna Toureh, Mamadou Gaoussou Diarra.

D’entrée de jeu, leurs conseils ont demandé le renvoi de l’affaire pour vice de forme de la citation. Cette demande de renvoi n’a pas été acceptée par le ministère public ni d’ailleurs par le tribunal. Un à un à la barre, les accusés ont indiqué qu’ils ne reconnaissaient pas les faits à eux reprochés.

La Copam est-elle une organisation légale ? Etait-elle autorisée à organiser une convention ? Détient-elle un récépissé ? A-t-elle averti les autorités ? Quelles étaient les conclusions de la convention ? Ces questions du tribunal seront plus ou moins esquivées par la défense et ses clients.

Un créneau qui sera exploité par la partie civile à travers le ministère public qui a soutenu la thèse d’une « convention illégale » par « une organisation illégale ». La Copam, a-t-il expliqué, ne détenant aucun récépissé ni d’une personnalité morale. Pour le ministère public, l’organisation de la Convention a été un attroupement qui a occasionné une obstruction de la circulation, une entrave à la circulation.

La date du 28 août a été retenue pour le verdict. Le Procès Yèrèwolo qui a succédé l’instruction à la barre de l’affaire Copam a été également mis en délibéré le 28 août 2012.

Denis Koné

08 Août 2012