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Le procès de trois militantes européennes de Femen ayant manifesté seins nus à Tunis s’est ouvert mercredi, la défense se disant optimiste malgré la menace d’une peine de prison et la controverse suscitée dans un pays conservateur dirigé par des islamistes. Maître Anouar Ouled Ali, un avocat qui défend de nombreux militants salafistes arrêtés lors d’actions violentes, a indiqué qu’il allait demander à l’audience que des associations puissent être considérées comme parties civiles dans le procès. Et Maître Patrick Klugman, venu de France pour représenter Femen et les familles des activistes a indiqué avoir été autorisé à plaider, « un bon signe », et s’est dit optimiste, le parquet ayant décidé de fonder son accusation sur la notion de « débauche » et non sur l’atteinte aux bonnes mœurs. Le mouvement qui se définit comme « sextrémiste » voit dans cet incident, que les autorités tunisiennes n’ont pas confirmé, un mauvais présage. Ennahda n’a fait aucun commentaire sur l’offensive Femen bien qu’il en soit la cible première. Ce parti se défend régulièrement de vouloir s’attaquer aux acquis des Tunisiennes. Si la législation ne garantit pas l’égalité des sexes, les femmes disposent néanmoins du statut le plus libéral du monde arabe depuis les années 1950. AFP.