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Le procès de Simone Gbagbo, l’ex-première dame de Côte d’Ivoire, pour crimes contre l’humanité a une nouvelle fois été suspendu mercredi car les personnalités ivoiriennes que la défense veut faire entendre n’avaient pas été convoquées. Simone Gbagbo, qui avait récemment refusé de comparaitre, était présente ce mercredi. Le procès doit reprendre lundi. « Nous constatons avec regret que les témoins n’ont pas reçu les citations à comparaitre », a annoncé le juge Boiqui Kouadjo, après une heure de débats. M. Kouadjo a promis leur venue « le 16 novembre prochain, mais après des témoins anonymes dont la comparution devra débuter le lundi » 7 novembre. « Voulons-nous que le procès se poursuive ou pas? Si nous voulons que ce procès continue, il faut que les acteurs des faits viennent. Il n’y aura pas d’autres solutions à part ça », s’est insurgé Me Ange Rodrigue Dadje, l’un des avocats de Simone Gbagbo. Le 24 octobre, alors que devait commencer la première audience consacrée aux témoins de la défense, celle-ci a demandé à entendre l’actuel président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, l’ancien Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou, l’ex-ministre Charles Koffi Diby, l’ex-patron de l’armée, le général Philippe Mangou, ainsi que le directeur général de la police nationale Brindou M’Bia. « A partir du moment où ces personnes ont été citées, il revient à la Cour et au parquet général de prendre les meilleures dispositions pour que ces personnes puissent comparaitre » a souligné la défense. Mais pour le procureur général Aly Yéo, « il n’est prévu nulle part que le procureur (…) convoque quelqu’un ». « On constate que l’accusée est incapable de faire comparaitre ses témoins, on ne peut demander à son adversaire de faire venir ses témoins pour elle », a souligné M. Yéo.
AFP