Partager

Le procès d’une trentaine de proches de Mouammar Kadhafi, dont son fils Seif al-Islam, accusés d’avoir participé à la répression meurtrière de la révolte ayant mis fin à l’ancien régime, doit s’ouvrir lundi en Libye, rongée par l’insécurité et les tensions politiques. Il est néanmoins très probable que le procès soit reporté, selon un responsable du bureau du procureur général, la justice devant statuer sur la comparution par vidéoconférence de certains accusés détenus hors de Tripoli. Selon lui, ce report donnera aussi l’occasion à plusieurs accusés de se trouver un avocat. Saadi, un autre fils de Mouammar Kadhafi, extradé début mars par le Niger où il avait trouvé refuge, devrait lui aussi être jugé dans le cadre de cette affaire. Seif al-Islam et Abdallah al-Senoussi font l’objet de mandats d’arrêt de la CPI pour crimes de guerre présumés lors de la révolte. Fin mai, la CPI avait débouté les autorités libyennes de leur demande de juger devant les tribunaux libyens Seif al-Islam en raison des doutes sur la capacité du gouvernement de Tripoli à lui garantir un procès juste et équitable.Trois fils de Mouammar Kadhafi sont morts pendant la révolte en 2011: Mouatassim, tué en même temps que son père en octobre, Khamis tué dans les combats en août, et Seif al-Arab en avril dans un raid de l’Otan. L’ouverture prévue du procès a lieu au lendemain de la démission du Premier ministre, Abdallah al-Theni, qui a dit avoir fait l’objet d’une attaque armée la veille. AFP.