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Le procès tant attendu de Soumaïla dit Karamoko Dembélé et Amadou Coulibaly dit Fool, tous deux étudiants en première année à la FSJP, présumés agresseurs ayant perpétré des coups et blessures volontaires sur la personne du Pr. Djibonding Dembélé, vient de connaître son épilogue.

En effet, les deux étudiants viennent d’être relaxés, faute de preuve. L’audience publique a eu lieu en leur présence à la demande de leurs avocats. Ainsi les prévenus ont comparu hier devant le tribunal de première instance de la Commune III du district de Bamako. Hier devant le Tribunal, les prévenus ont tous deux nié les faits.

Les deux avocats de la défense, Me Alou Diarra et Me Traoré, qui ont également plaidé non coupables, ont soutenu dans leur plaidoirie que leurs clients ont été interpellés et appréhendés sans fondement. Ainsi, ils ont purement et simplement demandé au tribunal de les relaxer.

Selon la défense, il n’y a eu aucun témoin qui est venu incriminer leurs clients. « Il n’y a aucune preuve qui montre que mes clients ont participé à l’agression contre le Pr. Djibonding Dembélé à la FSJP. S’il n’y a pas d’éléments, je demande la relaxe de mes clients » a lancé l’un des avocats de la défense.

Le représentant du ministère public, Mamadou Bandjougou Diawara, avait, quant à lui, demandé le maintien des deux étudiants dans les liens de la culpabilité.

Car, selon lui, il s’agit de coup prémédité et de blessures volontaires et tous les indices incriminent les deux étudiants qui, dans leurs dépositions, ont avoué qu’ils étaient passés le jour du drame à la FSJP entre 17 h et 18 h. La partie civile, dans sa plaidoirie, avait demandé la réparation du préjudice moral et corporel causé à son client et à l’Etat à hauteur de 50 millions de F CFA.

Le juge, après avoir entendu toutes les parties, a déclaré non coupables les deux étudiants.

Ce procès des étudiants a connu la mobilisation de plusieurs centaines d’étudiants dont la plupart n’ont pas eu accès à la salle, mais sont restés dehors pendant les 6 heures qu’a duré le procès pour soutenir leurs camarades.

Le Secrétaire général du SNESUP, Dr Abdoulaye Mallé, s’est dit confiant en la justice et espère que l’Etat mettra la main sur les vrais coupables. Rappelons enfin que le SNESUP avait suspendu son mot d’ordre de grève jusqu’à ce que les coupables soient jugés et condamnés.

Ramata Tembely

09 Juillet 2008