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Au Rwanda, le procès de Joël Mutabazi et de ses co-accusés a commencé le 28 janvier. L’ex-garde du corps du président Kagamé est accusé, entre autres, de terrorisme, de désertion et de complot contre le chef de l’Etat. En cause plusieurs attaques à la grenade ces dernières années. Joël Mutabazi s’était réfugié en Ouganda avant d’être extradé par Kampala. Rebondissement à l’ouverture du « procès de la terreur », comme l’a qualifié le ministère de la Défense rwandais. Joël Mutabazi a, en effet, rejeté toutes les charges qui pèsent contre lui. Et l’ancien garde présidentiel n’en est pas à son premier revirement. Lors d’une audience préalable en décembre dernier, il avait d’abord rejeté toutes les accusations, avant de plaider finalement coupable de la quasi-totalité d’entre elles, une fois l’audience passée à huis clos. Il avait toutefois rejeté l’accusation de terrorisme. Certains membres de la famille de Joël Mutabazi, également sur le banc des accusés, ont plaidé coupable de port illégal d’arme à feux. Ils ont assuré avoir aidé Joël Mutabazi à simuler une attaque contre sa personne en Ouganda afin qu’il obtienne le statut de réfugié. Egalement au cœur du dispositif terroriste, selon le parquet : Innocent Kalisa, ex-membre de la garde présidentielle. Ce dernier a aussi rejeté toutes les accusations retenues contre lui. Le procès de Joël Mutabazi et de ses co-accusés doit se poursuivre aujourd’hui. RFI