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Il s’agit de Ibrahim Boubacar Kéïta, président de l’Assemblée Nationale, Moussa Balla Coulibaly, président du Patronat, Jeamille Bittar, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali et Amadou Bore, président de l’Ordre des Architectes.

Seulement, voilà cer­taines de ces personnalités ont vivement réagi en montrant tout leur étonnement.

C’est d’abord le Président de l’Assemblée Nationale du Mali, Ibrahim Boubacar Kéïta qui a clai­rement fait savoir qu’il n’ira pas témoigner à la demande de l’éditeur parce que n’ayant reçu aucune citation d’huissier dans ce sens et n’ayant jamais été consulté.

Ensuite c’est le Président du Conseil National du Patronat malien, Moussa Balla Coulibaly qui a été plus que surpris de voir son nom figuré parmi les quatre per­sonnalités maliennes citées en qualité de témoin à décharge par les éditions l’Harmattan. Ce dernier, que nous avons joint au téléphone, nous a fait savoir qu’il vient à peine d’apprendre cette informa­tion par le Canal de son fils Tiéman Coulibaly. Lui aussi n’a ni été consulté par les éditions l’Harmattan, ni cité à comparaître par un huissier de justice en quali­té de témoin à décharge.

Pour les autres préten­dus témoins à décharge cités par les éditions l’har­mattan, Jeamille Bittar, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali et Amadou Bore, Président de l’Ordre des Architectes du Mali, leur entourage indique qu’ils ignorent tout de cette affai­re. Le jeune président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali est trop proche de la famille prési­dentielle, pour accepter d’aller témoigner sur la véracité d’un livre comme « ATTcratie ».

Quant à Amadou Boré, il est très loin des agita­tions politiques.

Aucune de ces quatre personnalités maliennes n’ont donc été citées dans la forme prescrite par les dispositions du code de procédure Pénale malien. En clair, elles n’ont reçu aucune sommation d’huis­sier. D’où cette réaction de Me Jacques Vergés, « de façon perverse, on présente ces personnalités comme des informateurs ».

La question qu’on se pose alors est de savoir pourquoi les éditions l’har­mattan ont précisément cité ces quatre personnali­tés ? Si à Bamako, les spé­culations vont bon train, Me Jacques Vergès, le chef de fil du collectif des avo­cats de Saïdi Mohamed Jamal estime qu’il y a « quelque chose de pervers dans cette démarche des éditions l’harmattan ». Selon lui, ou bien ces gens qui sont cités ne sont pour rien, en ce moment on les compromet, ou bien ils y sont pour quelque chose, dans ce cas ce sont des véritables témoins.

Quelques soit le cas de figure retenu, Me Vergès pense que les éditions l’Harmattan veulent orga­niser à partir du 17 janvier prochain à Paris un combat de gladiateurs africains devant un public français.

Mais déjà, avec les désistements des témoins annoncés le public français risque d’être déçu car aucu­ne des personnalités maliennes citées à témoi­gner contre d’autres maliens ne fera le déplace­ment à Paris.

Birama Fall

12 janv 07