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Le procès de Youssouf Fofana, arrêté le 23 février 2006 en Côte d’Ivoire, et de 26 complices présumés pour le meurtre aggravé d’Ilan Halimi, s’est ouvert mercredi devant la cour d’assises des mineurs de Paris Youssouf Fofana, jeune d’origine ivoirienne, est décrit comme un « caïd de cité », dont les outrances durant l’instruction ont usé plus d’une trentaine d’avocats. Collier de barbe et crâne rasé, l’assassin présumé, a été le premier accusé à entrer dans le box, vêtu d’un sweat-shirt blanc. A son arrivée, il a levé un poing vers le ciel, lâchant « Allah vaincra ». A l’appel des accusés effectué par la présidente Nadia Ajjan, il a continué la provocation. En guise de date de naissance, il a répondu : « le 13 février 2006, à Sainte-Geneviève-des-Bois », donnant ainsi la date et le lieu de la découverte du corps agonisant du jeune Ilan. En guise de nom, il a dit « africaine barbare armée révolte salafiste« . En face, sur le banc des parties civiles, la d’Ilan, assise à côté de ses deux filles, n’a rien dit. Pratiquement tous âgés aujourd’hui d’une vingtaine d’années, ils ont décliné chacun à leur tour leur identité et profession au moment des faits : lycéens, chômeurs, livreur, chauffeur de car, étudiant en commerce… (Afp)