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De nos jours, les auto-écoles poussent à travers le pays, tels des champignons. C’est dans cet ordre d’idées que deux arrêtés ministériels ont été signés, impliquant le ministère de l’Education Nationale et le ministère de l’Equipement et des Transports.

Ces arrêtés stipulent qu’il est désormais obligatoire de passer par la formation en conduite dans les auto-écoles pour obtenir le permis de conduire.

Et cela permet aux citoyens non seulement d’apprendre à bien conduire en circulation (phase pratique), mais aussi et surtout à connaître le code de la route (phase théorique).

De ce fait, les formateurs connaissent le niveau des conducteurs avant de leur délivrer le permis de conduire. Rappelons que par le passé, lorsqu’on voulait prendre un permis, on arrivait à l’ONT après avoir appris à conduire et connaissant le code de la route.

C’est pourquoi, bon nombre d’apprentis-chauffeurs pensaient qu’on ne peut pas obtenir un permis de conduire sans corruption.

En effet, ce qui a motivé le syndicat des auto-écoles, c’est qu’aujourd’hui, le comportement de certains conducteurs est critique, notamment dans le domaine des transports en commun urbains. Ces individus ignorent le code de la route d’où certains accidents inexplicables.

PROJET 1000 PERMIS POUR JEUNES

En vue de faciliter l’accès au permis de conduire via les auto-écoles, l’Association CAPRIVES a initié en commun accord avec le syndicat des auto-écoles un projet intitulé “1000 permis pour jeunes” durant ce mois-ci.

Cette initiative consiste à former 1000 jeunes en leur octroyant un permis de conduire moyennant un paiement échelonné sur plusieurs mois.

Parmi les jeunes qui feront partie figurent des universitaires, des jeunes diplômés chômeurs ou non et des non scolarisés qui désirent y prendre part. Ce projet, dit-on, permettra de créer des emplois pour certains jeunes.

Mais le gros souci de ce projet est de contribuer à réduire les accidents de circulation par la formation qui demeure une solution durable aux yeux des initiateurs.

Il faut dire qu’aucun jour ne passe, surtout à Bamako, sans qu’on ne dénomme une multitude d’accidents, causant des sinistres aux conséquences incalculables.

Ce projet mérite d’être encouragé afin d’exiger la formation au sein de la jeunesse où se trouvent la plupart des victimes d’accidents de circulation.

Salifou BANGALI

07 août 2006.