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Le Grand Hôtel de Bamako a abrité le lundi 24 juillet dernier, un atelier de partage du rapport d’évaluation des indicateurs et de l’étude sur l’insertion professionnelle des diplômés des Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) du Mali et la satisfaction des employeurs. La cérémonie d’ouverture était présidée par la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Pr Assetou Founè Samaké Migan. Elle avait à ses côtés, le représentant de la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale, Christophe Lemière.

Cet atelier a été organisé par le Projet d’Appui pour le Développement de l’Enseignement Supérieur au Mali (PADES) et financé par la Banque Mondiale à travers la fondation IDA (Association Internationale pour le Développement).
Dans son intervention, le représentant de la Directrice des Opérations de la Banque Mondiale s’est réjoui de la présence à ce cet atelier, de plusieurs acteurs concernés par la problématique de l’employabilité des sortants des Institutions d’Enseignement Supérieur du Mali. Selon lui, c’est pour aider les participants dans les échanges que le PADES a financé une série d’études afin de mieux comprendre le niveau de satisfaction des employeurs des sortants de l’enseignement supérieur. Mais aussi, leurs besoins en compétences et leurs suggestions d’amélioration des formations sur la base des expériences en liens avec les performances des employés sortants des Institutions d’Enseignement Supérieur.

Pour Christophe Lemière, des rapports mettent à la disposition des participants, les points de vue des étudiants sortants, des enseignants et formateurs, des encadreurs et administrateurs des institutions de formation non seulement sur les formations, leurs contenus, les moyens et méthodes de formation. Mais également, les défis auxquels les jeunes sortants sont confrontés non seulement pour acquérir l’opportunité d’une expérience en milieu professionnel, mais surtout l’opportunité d’avoir un emploi en lien avec le champ de formation.

A en croire M. Lemière, d’autres études similaires auront lieu au cours des trois (3) prochaines années dans le but de mesurer les progrès et s’assurer que les solutions proposées sont adéquates et cohérentes dans leur mise en œuvre. D’après lui, les mêmes mesures seront menées dans le secteur de l’enseignement technique et la formation professionnelle à travers le PROCEJ pour les mêmes objectifs d’amélioration des offres de formation.

« C’est dire combien la Banque Mondiale est attentive aux opportunités de création d’emploi pour les jeunes, emplois qui soient au service du développement économique et social du Mali dans une relation étroite entre le secteur privé et le secteur public pour le plus grand bien de tous », précise le représentant de la Banque Mondiale.
Pour sa part, la ministre Assetou Founè Samaké Migan dira que la crise actuelle a affecté de manière significative, le système éducatif malien déjà faible à un moment où il est absolument crucial d’offrir des possibilités économiques aux jeunes pour consolider la stabilité politique. Selon la ministre, dans le court terme, il est urgent de s’attaquer au chômage par le développement de compétences pertinentes chez les jeunes pour leur offrir plus d’opportunités soit de trouver un emploi, soit de créer eux-mêmes leurs emplois. En second lieu, poursuit-elle, l’investissement dans l’éducation permettra de renforcer la confiance dans le système éducatif et l’espoir pour l’avenir.
Le Pr Assetou Founè Samaké Migan a souligné que l’atteinte des objectifs passe par le développement de compétences techniques, nécessaires pour soutenir la productivité, le traitement et la transformation agricoles et des compétences entrepreneuriales pour la croissance et la diversification des entreprises agricoles.
« C’est dans cette vision que la Banque Mondiale à travers le PADES, appuie la réforme de l’enseignement supérieur pour renforcer la capacité des IES du Mali à bien former les diplômés ayant des compétences pertinentes pour les besoins du marché du travail. Ce soutien se traduit par l’amélioration du cadre de gouvernance de l’enseignement supérieur, ainsi que par l’amélioration des programmes et institutions sélectionnées », a-t-elle expliqué. Avant d’ajouter que le PADES vise également à contribuer à l’amélioration de la pertinence des programmes offerts à travers un soutien direct à la mise en œuvre d’un ensemble de programmes académiques nouveaux axés sur le marché du travail. Mais aussi, sur l’utilisation de mécanismes de financement novateurs pour soutenir les résultats.

Lors de cette cérémonie, il y’a eu la présentation du rapport d’étude sur l’insertion professionnelle des sortants des IES et l’étude sur la satisfaction des employeurs de la performance des sortants recrutés par le consultant. Ce rapport fait état de l’influence sociale dans la quête de l’emploi, de la qualité des produits (le faible niveau des sortants en français), le taux de chômage dans les filières sciences sociales par rapport aux filières techniques et scientifiques.

M.D

Du 28 Juillet 2017