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Au Mali, le taux de chômage, qui constitue 68% de la population, est beaucoup plus élevé chez les jeunes. Conscient de cette situation qui entrave le développement du pays, et le développement d’un pays dépendant de sa jeunesse, le président de la République, Amadou Toumani Touré, depuis son élection à la tête de la magistrature suprême en 2002, a fait, de l’emploi des jeunes, son combat prioritaire. Ainsi, il a crée ou renforcé des structures dans ce sens.

En effet, il convient d’abord de souligner les maux de la jeunesse malienne, qui ont pour noms : faible niveau de qualification, formation mal adaptée au marché du travail, faiblesse de l’esprit d’entreprise, sous-emploi rural exacerbé, difficulté d’accès au financement, faible capacité d’absorption de la fonction publique et du secteur privé…

Pour pallier cette situation et trouver une réponse à l’épineuse question de l’emploi des jeunes, le Président de la République, animé d’une volonté hautement politique, a mis en place un condensé de l’ensemble des dispositifs destinés à promouvoir l’emploi des jeunes. Il s’agit de la création de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes (APEJ), du Fonds National pour l’Emploi des Jeunes (FNEJ) et du Programme Emploi Jeunes (PEJ).

Créées par la loi N° 03-031 et 03-032 AN/RM du 25 Août 2003, l’APEJ et le FNEJ ont respectivement, pour mission, de concourir à la création d’emplois pour les jeunes, hommes et femmes en milieu urbain et rural, en facilitant leur accès au marché du travail et au crédit et d’intervenir à travers quatre guichets virtuels: programme de création d’emplois, financement de projets, prêts participatifs, fonds de garantie.

Quand au Programme Emploi Jeunes (PEJ), il vise à contribuer au développement économique et social du Mali, en offrant, aux jeunes de 15 à 40 ans, le maximum de possibilités d’emploi, tant dans le domaine de l’emploi salarié que de l’emploi indépendant, aussi bien en milieu urbain que rural.

En effet, dans le cadre du renforcement de l’employabilité et à travers les composantes du PEJ, 3 551 jeunes diplômés ont été placés en stage de qualification auprès des entreprises ; et 2 793 jeunes ont reçu une formation par apprentissage.

Pour ce qui concerne le développement de l’esprit d’entreprise, 4 764 jeunes ont bénéficié de formation en entreprenariat sur les modules CREE-GERME et autres modules adaptés ; et 1 540 plans d’affaires ont été élaborés.

Par rapport à la facilitation de l’accès des jeunes ruraux au marché du travail et le développement local, on peut citer, entre autres, l’aménagement de 171,6 ha de terre à Siengo, les réalisations des travaux terminaux de 227 ha à KéMacina où 45 jeunes ont été installés, dont 37 ont bénéficié d’un accompagnement en termes de financement de leurs crédits de campagne, à hauteur de 9 945.000 F CFA, entièrement remboursés; la réhabilitation de 10,8km de pistes rurales à N’Gara et Dougadougou.

Toute chose qui a permis de créer 23 300 journées de travail et 137 emplois permanents; les réalisations d’études techniques pour 24 km de pistes rurales dans les localités de Konodimini, Moussokorobougou, Konio, Dougouwolo et Tiékélégoubou. Ces infrastructures réalisées ont permis de désenclaver les localités bénéficiaires.
Les jeunes ressortissants de ces différentes localités ont été employés dans ces travaux, à la suite desquels 36 352 940 F CFA ont été distribués en termes de rémunération du facteur travail.

Sur le plan urbain, les différentes actions de réalisations et de réhabilitations d’infrastructures ont permis de créer 1 408 journées de travail pour les ouvriers non qualifiés, et 690 journées de travail pour les ouvriers qualifier.

Dans le cadre de la facilitation de l’accès des jeunes au crédit, on peut citer, entre autres, les financements de 226 projets, de 1048 cabines téléphoniques, la garantie à 167 jeunes commerçants à hauteur de 20 450 O00 FCFA.

Ces actions ont permis de créer 3 051 emplois directs et des milliers d’emplois indirects (environ 10 000).

Dans les réalisations hors programmes, ce qui a surtout attiré l’attention de plus d’un, c’est le placement de 2 000 jeunes volontaires dans les services publics.

Moussa TOURE

14 Février 2008.