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Proposer de réponses aux maux de l’éducation dans notre pays tel était l’objectif d’un forum politique sur la vision des part: l’Adéma, la CDS, le CNID, le RPM et l’URD à propos de l’éducation au Mali organisé hier au Centre International de Conférences par le NDI (National Démocratic Institute) et l’IMD à travers le Programme de Partenariat de Renforcement des Capacités des Partis Politiques (PPRCPP) ce forum a enregistré la présence des militants des formations politiques, des représentants des syndicats de l’enseignement, des parents d’élèves et des étudiants.

Ainsi, à l’ouverture du forum, le coordinateur du PPRCPP, M. Augustin Cissé a souligné que cette rencontre est la première d’une série de fora que le PPRCPP et le NDI organiseront durant toute la période sur des thèmes identifiés et validés par les partis politiques dans le souci d’une communication de proximité avec les populations. Selon lui, la question éducative est d’actualité en Afrique et en particulier au Mali. Pour lui, cette question éducative interpelle en haut lieu les partis politiques dont l’une des missions fondamentales est de proposer des projets de société en réponse à des défis de développement.

UNE OPPORTUNITE POUR LES PARTIS

A en croire le coordinateur du PPRCPP, en cette période électorale qui s’ouvre dans notre pays, ce forum constitue une occasion pour les partis politiques de mieux se faire connaître par leur projet éducatif.

Dans son intervention, Mme Sophia Moestrup, administratrice des programmes francophones Afrique Centrale et occidentale NDI-Washington a précisé qu’en organisant ce dialogue entre les électeurs et les partis politiques, l’IMD et le NDI entendent contribuer à l’information des populations sur les choix, les propositions des animateurs politiques.

Elle a par ailleurs souligné que le but de ce forum n’est pas de polémiquer, mais de présenter la vision des partis politiques et d’apporter les précisions éventuelles par rapport à la question de l’éducation dans notre pays. A cet effet, les partis politiques présents à ce forum ont présenté des communications dans lesquelles ils ont précisé leurs visions et ont fait des propositions par rapport aux réponses aux maux de notre système éducatif.

LA VISION DES PARTIS POLITIQUES

Selon le représentant de l’Adéma, il s’agit de partir avec ce qui a été acquis comme la formation, le recrutement des enseignants, l’augmentation du taux de scolarisation. Il a ensuite souligné qu’il faut trois axes pour toute politique de l’éducation, à savoir: l’accès à l’éducation, la qualité de l’éducation et la gestion des ressources financières et matérielles.

Pour le représentant de l’Adéma, il faut entre autre, rendre obligatoire la scolarisation, affecter 40% du budget de l’Etat à l’Education car, selon lui, l’une des causes majeures de la pauvreté c’est l’ignorance. Il a ensuite souligné qu’il faut des laboratoires et DER (départements d’études et de recherche) équipés, la création d’instituts de formation des enseignants des niveaux secondaire et profesionnel.

Quant au représentant de la CDS (Convention Sociale Démcrate) M. Youba Konaté, il a souligné d’abord les maux de notre système éducatif qui sont entre autres la capacité des programmes, les conditions des enseignants. Avant de proposer quelques pistes de réflexion comme l’augmentation du budget, tout en veillant sur la gestion des fonds, la stimulation du mérité et la récompense, la redéfinition de l’enseignement privé.

Pour le représentant du CNID, M. Hamidou Togo, l’éducation est un levier du développement et il est nécessaire de mettre en confiance les enseignants et les apprenants. Selon lui, il faut quatre axes prioritaires pour restaurer l’éducation dans notre pays à savoir: la définition d’une vraie politique, l’investissement des fonds alloués, l’établissement d’un espace de dialogue et l’encouragement de la scolarisation des populations démunies et cela pour une éducation de qualité et pour tous. Il a par ailleurs souligné qu’il faut entre autres : la création de passerelles entre les écoles et les entreprises, la réhabilitation du travail manuel, l’organisation des cours du soir pour ceux qui n’ont pas été à l’école.

A en croire le représentant du RPM, M. Baconi Ballo, son parti souscrit à la loi d’orientation sur l’éducation, c’est pourquoi il est nécessaire de revoir la nature de l’éducation du Mali. Pour lui, il faut relever des défis comme la formation initiale des enseignants, la dotation en matériels et équipements, la réorganisation de la durée des formations des enseignants contractuels. En plus, selon lui il faut un plan de carrière pour les enseignants.

Quant au représentant de l’URD, Mme Camara elle a expliqué que la préoccupation majeure de son parti c’est l’éducation et aucun sacrifice n’est grand pour trouver une réponse à cette question. Pour elle, il faut entre autre, l’émergence et le maintien des ressources humaines, la diversification des formations conformément au marché du travail, la reconnaissance du mérite.

Après les propositions des représentants des partis présents au forum, ils ont fait face aux questions des participants qui ont aussi fait des propositions.

Dado CAMARA

16 février 2007.