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Avec comme objectif de renforcer et de promouvoir le dialogue entre hommes politiques et société civile afin d’assurer un développement meilleur, le forum entendait dégager une synergie entre les participants afin de trouver des solutions aux maux qui gangrènent le monde de l’enseignement.

Pour les participants, à l’image du jeune Yacouba Konaté de la CDS, « les maux dont souffre l’enseignement au Mali sont connus de tous« . Il s’agit de l’accès à l’éducation, de la qualité de l’éducation et de la gestion de l’édifice scolaire. L’accès à l’éducation, selon le Pr Chiaka Bagayago de l’ADEMA, « doit prendre en compte celle des filles« . S’agissant de la qualité de l’éducation, nombreux sont les intervenants qui ont estimé que « l’enseignement doit revenir à l’enseignant« . C’est-à-dire que l’école cesse d’être un refuge pour des individus en manque d’emploi.

Toutes choses qui engendrent la banalisation de la profession d’enseignant, comme l’a fait remarquer Youssouf Diarra, du Syndicat de l’enseignement supérieur.

Rôle des privés

A ces préoccupations s’ajoute l’épineuse question des moyens financiers. Sur le sujet, tous les participants, qu’il s’agisse de Baconi Ballo du RPM, Hamidou Togo du CNID ou Mme Camara de l’URD, ont proposé l’augmentation du volume de l’enveloppe budgétaire alloué à l’éducation afin de doter les établissements des matériels adéquats de travail et d’assurer de meilleures conditions de vie aux enseignants. Toutes choses qui pourront garantir une école apaisée et performante.

Aussi, Baconi Ballo du RPM va même très loin en préconisant une loi d’orientation pour l’éducation afin de sortir d’un « pilotage à vue caractérisé par l’improvisation des systèmes« . Pour cela, le président du groupe parlementaire RPM-RDT estime que, dans le cadre de la gestion de l’espace scolaire, les privés ont un grand rôle à jouer et pourront être à la hauteur « si leurs capacités sont renforcées« .

Ainsi, lorsque toutes ces préoccupations seront prises en compte pourra-t-on assurer une éducation de qualité. Ceci est un gage du fondement de la légitimité des élus. Car comme l’a si bien dit Mme Sophia Moestrup, administratrice des programmes francophones Afrique Centrale et Occidentale NDI-Washington, « la légitimité des élus est une dimension essentielle d’une démocratie forte. Cette légitimité ne se mesure pas seulement aux taux de participation aux élections mais aussi au niveau d’information et d’éducation des électeurs sur les choix qui leur sont proposés« . C’est en cela que le forum trouve toute sa jusfification.

Alassane DIARRA

16 fev 07