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Le Parti pour la renaissance nationale (PARENA) achève aujourd’hui (26 juin 2008) son atelier intitulé « les types de capitalisme. Modèle d’Etat social – Voies de reformes ».
Ce thème est jugé d’une importance capitale pour les partis politiques, les pouvoirs publics et l’ensemble des acteurs sociaux.

C’est en tout cas l’avis de Dr. Salabary Doumbia. Ce dernier représentait M. Reinhold Plate, représentant résident de la Fondation Friedrich Ebert au Mali.

Les propos de Salabary sont pertinents d’autant plus qu’au regard de l’ampleur des problèmes qui affectent la vie des citoyens, il convient que les partis politiques s’impliquent davantage. Ils doivent se pencher résolument sur la recherche de solutions durables pour la réduction de la pauvreté à travers l’élaboration de véritables stratégies de changement et de création d’emploi.

« Les partis politiques doivent désormais inscrire en bonne place dans leur ordre de priorité le renforcement de la capacité d’analyse économique », a commenté le représentant de la fondation Friedrich Ebert.

Pour les militants du Parena, dont l’honorable Amidou Diabaté, l’analyse économique est un domaine important pour susciter les idées, étendre les connaissances et recueillir des informations indispensables à une contribution efficiente des partis politiques au dialogue social et au développement.

Comme le disait un chercheur cité par M. Salabary, « la politique économique joue un rôle important dans la détermination des niveaux d’emploi, les résultats du marché du travail, les modes de répartition des revenus, le fonctionnement des institutions chargées de la protection sociale et le dialogue social ».

La privatisation est souvent considérée comme préjudiciable aux pauvres, puisqu’elle entraîne la suppression des subventions. Ce qui favorise l’augmentation du prix des produits et services dont la population a besoin tels que l’eau, l’électricité et les transports publics.

Pour autant, les expériences montrent que les subventions reçues par les entreprises publiques ne contribuent pas toutes à réduire la pauvreté, parce que ce sont souvent les groupes les plus riches qui en bénéficient. « Les entreprises publiques ont donc conduit souvent à verser des rentes à une clientèle relativement limitée, en offrant des salaires supérieurs à ceux du marché ou des avantages tarifaires », a expliqué Dr. Salabary Doumbia.

Mais fort heureusement, la réflexion que mène le PARENA propose au menu, outre l’historique et l’impact économique et financier de la privatisation, la dimension sociale du phénomène, donc l’importance d’un cadre réglementaire pour le bien-être des populations. En clair, l’impact des privatisations sur les conditions de vie de la population.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la Fondation Friedrich Ebert souscrit à la vision du parti du bélier blanc : “la Fondation Ebert voudrait contribuer à renforcer vos compétences à mieux appréhender les problèmes socio-économiques et avoir une vision propre et claire comme celle du PARENA sur la problématique, le modèle d’Etat social et discuter d’une politique optimale en matière de reforme relative à la politique de privatisation”.


Soumaïla T Diarra

26 Juin 2008