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Interpellé à l’Assemblée nationale le 7 mai 2004, le ministre de l’Industrie et du Commerce de l’époque, Choguel Kokalla Maïga, répondait à une l’interpellation du député Kaourou Doucouré sur l’approvisionnement en ciment et sur la réhabilitation de la cimenterie de Diamou et de la marbrerie de Sélinkégni.

Ce jour-là le ministre a donné des explications peu convaincantes sur la cession de l’usine de Diamou aux frères Kouma. Choguel a dit que comme l’État n’a pu trouver un investisseur prêt à engager 70 milliards dans une entreprise dont la rentabilité n’est pas garantie, il a préféré se débarrasser de l’usine à moins d’un milliard de F CFA.

Cette reprise de l’usine n’a pu être une réussite. La production et l’approvisionnement en ciment made in Mali, de bonne qualité, recherché sur le marché par les consommateurs se sont alors raréfiés.

L’usine a été obligée de fermer en 1997. Les travailleurs ont été mis en chômage technique. « Certains travailleurs n’ont jusque-là pu mettre la main sur leurs droits », affirment nos sources.
Choguel a enfoncé le clou en affirmant qu’une cimenterie comme celui de Diamou n’est pas rentable.

« Depuis 1969, les décideurs savaient qu’avec le coût de l’énergie et les difficultés de transport, le ciment produit ne pouvait être compétitif. C’est ce qui justifie l’arrêt de l’usine en 1997 et les problèmes rencontrés par les acquéreurs pour la relancer ».

Les mêmes causes produisant les mêmes effets la question du transport, de l’approvisionnement en énergie bon marché a été soulevée.

Les propos de Choguel viennent d’être réitérés par l’actuel ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Commerce, qui en bon samaritain du pouvoir, a mis les pieds dans le plat. Diamou est-elle la seule société de l’Etat qui tourne avec l’électricité et dont le coût va au-delà de ses capacités ?


A. S.

06 Juin 2008