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L’ouverture du capital de la Société des télécommunications du Mali (Sotelma) se traduira par le désengagement de l’Etat de 80 % au profit respectivement du partenaire stratégique 51 %, des salariés 10 % et des investisseurs institutionnels et du grand public 19 %.

Le 3 juillet 2008 s’est tenu à Paris, un espace d’échanges interactifs avec les investisseurs étrangers intéressés par le processus de privatisation de la Sotelma. Plus de 200 entreprises de télécommunications, banques d’affaires et financiers ont répondu positivement à l’appel de Paris pour avoir le maximum d’informations sur l’opérateur historique.

C’est dans cette dynamique que le ministère de la Communication et des Nouvelles technologies a organisé hier au CICB la conférence des investisseurs maliens intéressés par la privatisation. Objectif : leur expliquer les tenants et les aboutissants du processus de restructuration de l’opérateur historique des télécommunications.
La lettre d’orientation stratégique de la privatisation de la Sotelma prévoit une nouvelle structuration du capital dont 51 % seront cédés au repreneur, 19 % au privé national, 10 % aux travailleurs de l’entreprise et les 20 % qui restent demeureront toujours la propriété de l’Etat.

La cérémonie, qui a été présidée par la ministre de la Commission, Mme Diarra Mariam Flantié Diallo, a été marquée par différentes présentations ayant trait à l’environnement économique du Mali, à la Communication de régulation des télécommunications (CRT) et à la Sotelma.

Dans la présentation relative à l’environnement économique du Mali et faite par le ministre des Finances, Abou-Bakar Traoré, il est apparu que la caractéristique dominante de notre pays est la grande stabilité du cadre macro économique. « Malgré les contraintes, nous sommes un pays qui s’en sort mieux ». Et au ministre Traoré d’assurer, que pour l’amélioration du climat des affaires, son département travaille à la mise en place du guichet unique et à la réduction du coût des transactions.

A l’entendre, toutes les conditions sont réunies pour permettre aux investisseurs de s’installer et la seule obligation qui leur est faite tient au respect du cadre juridique et réglementaire.
En 2002, le Mali comptait 46 000 abonnés mobiles GSM et 57 000 abonnés fixes. Mais en fin 2008, ce chiffre est passé à plus de 2,4 millions d’abonnés mobiles GSM et près de 90 000 abonnés fixes. De quoi satisfaire la ministre de la Communication qui a présidé la cérémonie.

« Le Mali est dans le peloton de tête des Etats qui ont le mieux amélioré leurs taux de pénétration téléphonique grâce à l’action croisée des 2 opérateurs qui détiennent des licences portant sur l’établissement et l’exploitation de réseaux et services de télécommunications y compris les services de téléphonie fixe, les services de téléphonie cellulaire GSM, les services de transmission de données et les services de télécommunications internationales », a-t-elle souligné.

Pour l’atteinte des objectifs de la Déclaration de politique sectorielle des télécommunications, le gouvernement a décidé d’articuler sa démarche autour de deux axes : l’ouverture du secteur à la concurrence et l’ouverture du capital de la Sotelma qui est centré sur la nécessaire adaptation de l’opérateur principal à un environnement national et mondial en mutation.

Mohamed Daou

30 Juillet 2008