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Les cotonculteurs ont, samedi face à la presse, exprimé leur opposition à la privatisation de la CMDT. Ils se sont montré déterminés à se battre, main dans la main, pour contraindre le gouvernement à abandonner le projet de la privatisation de la Compagnie.

L’ordre du jour de la rencontre que le collectif des producteur agricoles du Mali et des syndicats des producteurs de coton ont organisé portait sur la privatisation de la CMDT et les pratiques du bâillonnement orchestrées par le ministère de l’Agriculture sur les organisations et institutions du monde rural.

«Avant-hier c’était Kita, Koulikoro avec leur huilerie, hier c’était Niono, aujourd’hui c’est au tour de la zone CMDT. Nous sommes déterminés à nous battre vaille que vaille, main dans la main, pour contraindre le gouvernement à abandonner toute idée de privatisation de la CMDT », a déclaré le collectif.

Le collectif des producteurs agricoles du Mali et des syndicats des producteurs de coton a affirmé qu’il a la force de mobiliser l’ensemble des agriculteurs de ne plus produire le coton. « La privatisation de la CMDT fragilise les paysans. Nous sommes prêts à mourir que de cultiver le coton après la privatisation de la CMDT. Nous conseillons à ceux qui achèteront la CMDT d’amener avec eux des agriculteurs qui leur produiront le coton », a affirmé un cotonculteur.

Selon le président du collectif, Dianguina Toungara, « Si jamais, ils font la privatisation, le coton ne sera pas cultivé. Tout le monde peut gréver, mais si nous grévons qui va nous remplacer au champ. Nous sommes en train de négocier avec l’Etat. En cas d’échec, nous serons obligés d’agir autrement ».

Diakaria Diawara, secrétaire général de la section syndicale de la CMDT a clarifié la position des travailleurs de son service face au projet de la privatisation. « Notre position est claire, on ne veut pas la privatisation. A défaut de tous les efforts de protestions, si l’Etat privatisait, nous allons exiger le plan social. La privatisation n’a réussi dans aucun pays de la sous-région. A cause des effets de la privatisation, le trésor public connaît beaucoup de problèmes », a-t-il développé.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

25 février 2008.