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Nommé le mercredi 15 juin lors de la session ordinaire du Conseil des ministres, le nouvel ambassadeur du Mali à Bruxelles, Sékouba Cissé, a présenté ses lettres de créance au roi Philippe de la Belgique.

Il est de tradition, au Mali, de ne nommer au poste d’ambassadeur à Bruxelles que des personnes chevronnées dans l’arène administrative et politique. Seule une élite peut prétendre à ce poste, du fait de la nature extrêmement importante qu’occupe la Belgique dans les relations internationales. Un bref regard sur le parcours de Sékouba Cissé suffit pour s’en convaincre.

Né en 1956, ce conseiller des affaires étrangères de classe exceptionnelle, 3ème échelon connait bien Bruxelles pour y avoir fait ses études supérieures.

Diplômé de l’université libre de Bruxelles, il est un pur produit du système éducatif belge. A ce titre, il constitue un trait d’union entre le Mali et la Belgique qu’il connaît dans sa culture, sa pensée scientifique et universitaire, et sa vie sociale. Un tel parcours le destinait naturellement à une carrière brillante.

Son parcours a commencé en 1976 au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, où il a occupé son premier poste à la Division de l’information, de la documentation, des archives et des conférences diplomatiques.

Il a évolué au sein de ce département, où il a occupé plusieurs fonctions, entre autres, premier conseiller d’ambassade du Mali à Washington (1991-1995), Conseiller juridique du Mali pour les Nations unies (1995 à 1999) ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali en Libye, Populaire et socialiste en République de Malte (1999-2006), Chef de Cabinet du ministère des Affaires étrangères et Secrétaire général (2012).

Sékouba Cissé est, de par son parcours, un fin connaisseur du paysage politique malien dans toutes ses dimensions, interne comme externe, avec la profondeur et la précision nécessaires pour faire honneur à la tradition des relations entre la Mali et la Belgique.

Rappelons qu’au Mali, la Belgique concentre sa coopération gouvernementale dans deux domaines : l’appui au processus de décentralisation et de déconcentration ainsi que le développement rural et la sécurité alimentaire. Cette coopération gouvernementale soutient aussi un important programme de bourses.

Déterminée à contribuer à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), la Belgique s’est fermement engagée aux côtés de l’Etat malien dans la lutte contre la pauvreté. Malgré les évènements du 22 mars 2012, la Belgique est restée présente au Mali en assistant les populations locales, notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire.

Bandiougou DIABATE

24 Octobre 2013