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Les hommes passent les peuples demeurent, dit le philosophe. L’Initiative riz a été un échec « cuisant » pour le Premier ministre, Mobibo Sidibé. Le Mali a perdu une somme faramineuse dans du n’importe quoi sans produire de riz et les sous se sont volatilisés dans la nature.

Le citoyen, sérieusement ébranlé par les faits, veut connaître la destination de son argent. D’où la colère des uns devant le mutisme du Premier ministre, Modibo Sidibé, celui-là que les thuriféraires estimaient comme le sauveur du régime, et le questionnement des autres sur la direction incertaine que prennent nos affaires d’Etat.

Devant ce silence gênant du Chef du gouvernement, les Maliens interpellent le président de la République sur le bilan de l’Initiative riz. Où sont passés les 42 milliards ? Cette question demeure toujours sans réponse. Donc, il faut changer de gouvernement. A cette alternative, des voix non autorisées s’élèvent pour soutenir Modibo Sidibé comme s’il demeure indispensable pour le Mali afin de le maintenir à son poste.

Deux fautes graves ont entamé la crédibilité du PM à savoir le problème des enseignants de la COSES et cette fameuse l’Initiative riz.
Que n’a-t-il pas dit sur le problème scolaire « après le forum, on va tout gérer ». Aujourd’hui, le problème de l’école n’a pas connu aucun début de solution comme l’atteste la récente grève de 72 heures décrétée par le COSES, qui ne demande que quelques petits millions comme fonds d’aide au logement.


Concernant son Initiative riz, il a été proclamé :
« la récolte a été bonne partout« . Mais voilà que le gouvernement va autoriser l’importation de plus de 500 000 tonnes de riz, quelle contradiction flagrante entre les déclarations et les actes. Vraiment, c’est honteux !

Cette situation pourrait faire frémir les observateurs avertis de l’histoire récente de notre pays où une complicité avérée à été établie à l’époque entre « pouvoir commercial et financier » et « pourvoir politique » dans chacun de nos précédents régimes.

La célérité avec laquelle les opérateurs économiques ont pu déjà finaliser les contrats d’achat avec les exportateurs étrangers céréaliers montre que nous ne sommes pas loin d’un risque de délit d’initiés.

Toutes les choses entreprises par le locataire de la maison blanche de Bamako Coura ont échoué. Malgré tout, les publicistes de ce dernier déplacent le débat, en arguant que ce sont les sieurs Ahmed, qui en voudraient à l’Inspecteur général de police. Alors qu’on ne se trompe pas de cible. Devant ces échecs flagrants, Modibo doit rendre son tablier où alors le président doit en tirer les conséquences. Fort de ce constat, un changement s’impose.


Amy SANOGO

16 Mars 2009