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C’est en substance le message qu’on peut retenir de la conférence de presse organisée par ledit département, hier lundi 11 septembre.

Depuis bientôt un an, le risque d’une pandémie de grippe aviaire constitue l’une des préoccupations majeures des responsables politiques au niveau national ainsi que de la communauté internationale dans sa globalité.

C’est pourquoi dès octobre 2005, le gouvernement du Mali, à travers le ministère de l’Elevage et de la Pêche et le Comité technique de coordination de la lutte contre la grippe aviaire (CTC), a pris à bras le corps la question afin d’empêcher son introduction dans notre pays.

Aujourd’hui, le Mali, grâce à l’implication responsable de tous les acteurs, n’à jusqu’à ce jour enregistré aucun cas de grippe aviaire. Les actions d’information et de sensibilisation en direction des producteurs et acteurs de la filière avicole et de l’ensemble de la population de notre pays ont été menées sans tambour ni trompette, mais de manière constante et efficace.

Cela ne signifie point, selon le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré, que « nous devons baisser la garde et observer un temps de répit dans la lutte contre ce fléau. Au contraire, chaque jour les mesures de prévention notamment aux frontières de notre pays sont renforcées afin de circonscrire toute introduction du virus H5N1 à partir des pays infectés« .

Oumar Ibrahim Touré de remercier les médias publics et privés pour leur participation effective à l’ensemble des activités menées dans ce sens.Avant de saluer le travail remarquable effectué par le Comité technique de coordination de la lutte contre la grippe aviaire ainsi que par les Comités régionaux et locaux de veille contre la grippe aviaire qui ont été à hauteur de mission et cela malgré le fait que les moyens ont parfois fait défaut.

En recevant dans cette même salle, le 20 février dernier, le ministre invitait, les responsables et les journalistes exerçant dans les médias publics et privés, le ministre les exhortés à unir leurs efforts afin d’empêcher l’introduction de cette maladie dans notre pays.

« Dieu merci, avec les bénédictions, l’effort des uns et des autres, agents techniques des services vétérinaires, de la santé et de la conservation de la nature, des producteurs et des acteurs de la filière avicole, des médias et de l’ensemble des populations la grippe aviaire n’a pas franchi nos frontières.

A la suite de différentes séances d’information et de sensibilisation menées tant par le Comité technique de coordination de la lutte contre la grippe aviaire que par des milliers de bonnes volontés, notre pays a pu éviter l’introduction de cette maladie sur le territoire national » a déclaré le premier responsable du département.

Après ce bref rappel, Oumar Ibrahim Touré a annoncé que « le Mali a été choisi par la communauté internationale pour abriter, du 6 au 8 décembre prochain, la Conférence mondiale sur la grippe aviaire« .

Il s’agit de la réunion ministérielle et la Conférence des donateurs sur la grippe aviaire avec comme principal thème: « Un an de lutte globale contre la grippe aviaire et le risque d’une pandémie de grippe humaine« .

En effet, lors de la réunion de Vienne (Autriche) sur la grippe aviaire, des 6 et 7 juin 2006, la communauté internationale a marqué son accord pour la tenue en Afrique de la prochaine réunion ministérielle et de hauts fonctionnaires sur l’impact de la pandémie de la grippe aviaire, couplée avec la Table ronde des bailleurs de fonds portant sur le financement de la lutte contre ce fléau. Ceci est consécutif à une demande de l’Union Africaine à tenir la prochaine conférence mondiale sur la grippe aviaire sur le continent africain.

C’est ainsi que le gouvernement du Mali à manifesté sa disponibilité à accueillir cette conférence mondiale qui regroupera les ministres et hauts fonctionnaires de quelque 110 pays et de plus de 20 organisations internationales, parmi lesquelles on peut citer: la Coordination du Système des Nations Unies pour la grippe aviaire, l’OIE, l’OMS, la FAO, l’UNICEF, l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et les partenaires stratégiques tels que l’USAID, l’Union Européenne, la Coopération Française etc…

Notre pays, étant reconnu sur la scène internationale comme terre de grandes rencontres, s’est vu confier l’organisation de cette conférence mondiale sur la grippe aviaire en collaboration avec le Bureau interafricain des ressources animales de l’Union Africaine.

Cette importante décision de tenir la Conférence mondiale sur la grippe aviaire au Mali, quant à elle, a été prise lors du sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Africaine tenu à Banjul, en Gambie, les 28 et 29 juin 2006.

« C’est là un véritable succès diplomatique que vient de remporter notre pays et cela, sur initiative et implication personnelle de son Excellence Amadou Toumani Touré, président de la République du Mali« .

La conférence mondiale sur la grippe aviaire de Bamako des 6, 7 et 8 décembre 2006, sera placée sous la haute présidence des présidents Amadou Toumani TOURE du Mali et Dénis Sassou N’Guesso, président de la République du Congo et président en exercice de l’Union Africaine.

Cette conférence mondiale poursuit des objectifs comme fournir un état des lieux actualisé des foyers provoqués par le virus de la grippe aviaire dans le monde ainsi que les progrès enregistrés depuis les conférences de Pékin et de Vienne, mettre en oeuvre les engagements politiques pris à Pékin et confirmés à Vienne, avec un accent particulier sur les défis auxquels les pays africains doivent faire face pour lutter contre cette maladie sur le continent et diminuer le risque de propagation du virus et, enfin, confirmer les engagements des bailleurs de fonds pris à Pékin et obtenir des ressources additionnelles pour les besoins spécifiques de la lutte contre l’a grippe aviaire en Afrique.

Il s’agira, d’une manière générale, au cours de cette Conférence mondiale de donner une réponse adéquate à la crise de grippe aviaire, à travers une coopération sanitaire et zoosanitaire globale, et de renforcer l’information sanitaire, la santé animale et la santé publique vétérinaire en Afrique.

Paul MBEN

12 septembre 2006.