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L’absence de centre d’accueil et d’hospitalisation des patients en cas d’apparition d’épidémie constitue aujourd’hui une grande préoccupation pour la direction régionale de la santé du district.

En tout cas, la 2ème conférence régionale des cadres du district fut l’occasion pour Dr Diallo Fanta Siby de la direction régionale de lancer un appel pressent dans ce sens.

Dans son exposé présenté pour la circonstance, il ressort qu’au niveau de la couverture sanitaire, le district est bien servi avec des centres proches des populations.

Cependant, la floraison des centres de santé n’a pas permis de faire face à toutes les exigences sanitaires. C’est ainsi que, dira t-elle, le problème n°1, est la gestion des épidémies qui peuvent se propager à un rythme de 40 km par jour.

Dans le district, il n’y avait que le centre spécial de Lazaret, situé au pied de la colline derrière Niomirambougou qui assumait cette mission.

Au delà de sa capacité insuffisante (50 lits), ce centre est aujourd’hui englouti par les concessions et il manque de moyens de toutes sortes. Aussi s’y ajoute le manque de magasin de stockage des médicaments de prévention des épidémies au niveau de la DRS.

Pour pallier à ce grand danger qui guette notre capitale en cas d’épidémie, la DRS plaide pour la libération de l’espace du Lazaret ou sa délocalisation pure et simple.

Le district est également confronté au problème de la gestion des déchets biomédicaux. Les centres d’incinération construits dans ce cadre sont souvent exigus ou envahis par les concessions des populations qui se plaignent des fumées issues de l’opération d’incinération.

Si les collectivités sont à ce niveau interpellées pour l’attribution d’espace en dehors des villes, il est aussi urgent de procéder à une extension des centres de référence, notamment en commune I, IV, V pour la prise en charge des cas des personnes atteintes du VIH, assurer la radiographie, la réanimation voire les interventions chirurgicales.

25 août 2006.