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Au Mali, la politique mise en oeuvre par les autorités publiques va de pair avec celle des organisations non gouvernementales. C’est pourquoi des résultats flatteurs ont été atteints, dans le cadre de la lutte contre cette pandémie.

Le mercredi 14 Février 2008, l’ONG “Family Care International” a organisé, dans la salle de conférence de l’hôtel Salam, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, un atelier de restitution de son projet “Compétences de vie, prévention et prise en charge des infestions du VIH/Sida” auprès des jeunes du secteur informel. Ce projet concerne trois Communes du District, à savoir, les Communes I, II et III.

A la cérémonie d’ouverture de cet important atelier de restitution, on notait la présence du chargé de projet à Family Care International, M. Boubacar Bocoum, de la coordinatrice de l’ONG, du coordinateur de la cellule Sida du ministère de la Santé, le Docteur Alou Sylla, du directeur de la fondation BRISTOL MYRS SQUIBB (BMS) et de sa directrice sous-régionale, le Docteur Sow Mariam Kassambara, du président de l’AEJ, des représentants de l’UNICEF et du Secrétariat Exécutif National du Haut Conseil de Lutte contre le SIDA (HCNLS)…

Il faut signaler que toutes ces structures évoquées sont des partenaires de l’ONG Family Care international, qui est une organisation à but non lucratif et qui travaille pour assurer, aux femmes et adolescents, l’accès aux informations de qualité et services dont ils ont besoin, afin d’améliorer leur santé sexuelle et reproductive.

Depuis 2003, l’ONG intervient, au Mali, auprès des jeunes, en matière de santé sexuelle et reproductive en général, et de prévention des IST-VIH-Sida en particulier, dans le District de Bamako et la région de Ségou. Et cela, parce que les jeunes du secteur informel constituent des groupes vulnérables et ont des besoins spécifiques insuffisamment pris en compte, dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive en général, et de façon particulière, dans celui de la prévention et la prise en charge des IST-VIH-Sida.

Cette vulnérabilité se manifeste d’ailleurs par un déficit important de connaissances factuelles, par des attitudes et comportements risqués en matière de santé sexuelle et reproductive combinées à un environnement précaire, et par une faible fréquentation des structures sanitaires pour la prise en charge des IST-VIH-Sida. Elle se confirme aussi par la prévalence du VIH enregistrée auprès de ce groupe, lors de la dernière Enquête Démographique sur la Santé (EDS) : 2% et 2,5%, alors que la moyenne nationale est de 1,3%.

Face à cet état de fait , l’ONG Family Care International(FCI-Mali) et ses partenaires, l’Association des Enfants et Jeunes Travailleurs (AEJT), les structures sanitaires de dépistage et de prise en charge des IST_VIH/Sida, avec l’appui technique et financier de la fondation BRISTOL MYRS SQUIBB (BMS), a mis en oeuvre le projet “Compétences de vie prévention et prise en charge des IST-VIH/Sida” auprès des JSI, dans les Communes I, II et III du District de Bamako.

Ce projet, basé sur les approches de Compétences de Développement Personnel (CDP) et l’éducation par pair, a été mis en oeuvre de D2cembre 2005 à Novembre 2007, avec la participation effective des jeunes, dans le processus, comme acteurs et bénéficiaires à la fois.

L’exécution du projet a permis de développer de bonnes expériences qui méritent d’être mises à la disposition de tous les intervenants, en vue d’une éventuelle participation. C’est tout le sens de cet atelier de restitution organisé par l’ONG Family Care International, avec ses partenaires.

Il est à rappeler aussi que la rencontre a regroupé différents intervenants en matière de promotion de la santé des adolescents et des jeunes, et en matière de lutte contre les IST-VIH/Sida au Mali.

Il a pour objectifs de partager la situation des jeunes du secteur informel concernant leur vulnérabilité aux IST-VIH/Sida, de présenter et discuter les résultats obtenus du projet, de partager les stratégies, approches, cours appris et meilleures pratiques en vue d’éventuelles réplications, et d’aborder les prochaines étapes du projet.

Quelques résultats sont attendus à travers cet atelier. Les connaissances des participants seront notamment améliorées sur la problématique de prévention et de prise en charge du fléau auprès des jeunes du secteur informel. Ces résultats du projet ont du reste été appréciés par les participants.

Les expériences et les acquis du projet ont été également partagés : les participants ont échangé sur les leçons apprises et les meilleures pratiques dans le cadre de la mise en oeuvre des projets de prévention et de prise en charge. A cela, il faut ajouter que les prochaines étapes du projet seront partagées avec les participants.

Dans leur interventions, la coordinatrice sous-régionale de la fondation BMS, le représentant du Haut Conseil de Lutte contre le Sida et le coordinateur de la cellule de lutte contre la maladie au niveau du département de la Santé ont respectivement exprimé leur satisfaction et leur fierté pour l’implication de Family Care International dans la lutte contre la pandémie.

Tour à tour, ils ont félicité et remercié les animateurs de cette structure, pour leur abnégation et leur efficacité à la tâche. Ainsi, le coordinateur à rappelé les différents axes sur lesquels se base leur intervention. Il a évoqué trois volets.

Le premier consiste à apporter, aux jeunes du secteur informel, les connaissances, compétences et autres moyens nécessaires pour se prémunir efficacement de la pandémie. A travers son second volet, il a indiqué que le projet a contribué à combler un vide important, en établissant un pont entre la prévention et la prise en charge.
Parlant du troisième volet, il s’est penché sur la mise en place d’un système de pérennisation des activités du projet, à travers certaines activités génératrices de revenus, et le renforcement institutionnel. C’est pour toutes ces raisons que du point de vue des participants, cet atelier est venu à point nommé.

Laya DIARRA

15 février 2008