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Les autorités du Centre hospitalier et universitaire (CHU Gabriel Touré) étaient lundi dans leurs locaux face à la presse. Le directeur général et son équipe ont fait un état des lieux, échanger sur les difficultés que connaît l’établissement, les pistes de solutions élaborées pour la bonne marche de l’hôpital Gabriel Touré et la mise en place d’un cadre de concertation pour promouvoir le dialogue social.

Le 15 juillet, Dr. Lassine Konaté, directeur général de l’hôpital Gabriel Touré, assisté de son adjoint Dr. Moussa Sanogo, a attiré l’attention de l’opinion sur les difficultés majeures que le CHU Gabriel Touré est confronté. Arrivé aux commandes en décembre 2012, l’équipe dirigée par Dr. Konaté a hérité une situation financière difficile.

« Il nous fallait nous mettre au travail en organisant le bureau des entrées, en sécurisant nos recettes et en faisant face aux dettes que nous avions contractées vis-à-vis de la BDM-SA« , a expliqué Dr. Konaté. Et de dire que le salaire des contractuels et les indemnités de garde qui s’élèvent à plus de 18 millions de FCFA restent un casse-tête. Toutes choses, selon le DG, qui ont poussé l’hôpital à s’endetter auprès de la banque pour faire face au problème.

Pour la sécurisation des recettes, la direction a sollicité les compétences de l’Agence nationale de télé santé et l’informatique médicale (Antim) qui a introduit un logiciel « Open Clinic« pour sécuriser les recettes. « Depuis l’installation de ce logiciel, nous avons senti une nette amélioration de nos ressources« , a reconnu Dr. Sanogo.

Selon les chiffres avancés par la direction de l’hôpital, au total en 2012, AU 1er trimestre, les recettes étaient arrêtées à la somme de 85,740 millions F CFA, pendant la même période en 2013, elles ont été arrêtées à la somme de 130,436 millions F CFA. « Ceci équivaut, pour l’ensemble du trimestre à une différence de 44,696 millions F CFA correspondant à une augmentation moyenne de 52 % au 1er trimestre 2013 par rapport à 2012 et de 14 %« .

Rabat-joie

Pour Dr. Konaté, l’installation du logiciel « Open Clinic« a permis d’améliorer de façon notable le niveau des recettes et les sécuriser. Cela a permis, selon Dr. Sanogo, de rembourser en fin avril 2013 environ 92 millions F CFA de créances à la BDM.

« Le compte fonctionnement« , selon les dirigeants du CHU-GT était à la date du 22 avril 2013 à un solde positif de plus d’un million F CFA, « ce qui nous a amené à demander des facilités à la banque pour payer en plus des salaires des contractuels, les ristournes et indemnités de garde pour le 4e trimestre 2012 et les indemnités de responsabilité du 1er trimestre 2013« .

Dr. Ousmane Ly, DG de l’Antim, s’est dit satisfait du travail abattu par son équipe à Gabriel Touré avec l’installation de « Open Clinic« qui, dira-t-il, demeure un instrument qui ne fera ressortir que les opérations enregistrées par les opérateurs.

Malgré tout, force est de constater qu’au CHU-GT, la tension sociale persiste. Le syndicat ne souffle plus dans la même trompette que la direction. Des grèves intempestives paralysent l’établissement.

La rencontre a permis aux responsables d’évoquer les comportements négatifs de certains personnels de soins et la résistance au changement empêchant d’optimiser le fonctionnement des équipements et autres installations, extorsions d’argent à certains patients, détournements des patients vers des établissements privés, le fonctionnement non satisfaisant d’équipements comme le scanner, la radio, l’échographie…

Idrissa Sako

17 Juillet 2013