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L’Afrique du Sud a qualifié jeudi de « dangereuse rhétorique » le débat sur de possibles frappes militaires contre la Syrie, s’opposant à toute action armée contre le régime accusé par les Occidentaux d’avoir utilisé des armes chimiques.
Le gouvernement sud-africain « ne croit pas que bombarder des populations qui souffrent déjà et détruire des infrastructures en Syrie contribuera à une solution durable » du conflit.Pretoria, membre du G20 mais aussi du groupe des BRICS avec la Russie et la Chine, se dit cependant « alarmé par la récente escalade » du conflit en Syrie et condamne l’usage d’armes chimiques.« Les conséquences d’une telle opération sont imprévisibles et ne feront que durcir le conflit », ajoute le ministère des Affaires étrangères.L’Afrique du Sud, depuis l’instauration de la démocratie en 1994, s’est en général opposée aux interventions militaires des puissances occidentales contre des pays tiers, se retrouvant sur la ligne diplomatique de la Chine et de la Russie. Les dernières divergences notoires entre la première puissance africaine et les Occidentaux remontent à l’intervention militaire en Libye, dénoncée par l’Afrique du Sud. Plus récemment, en août, le gouvernement du président Jacob Zuma a donné sa bénédiction à la réélection du président zimbabwéen Robert Mugabe, alors qu’Européens et Américains ont condamné des fraudes massives rapportées par l’opposition. AFP.