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Après avoir réussi avec tact et minutie et avoir convaincu les nomades maliens qui transitent comme d’habitude au Burkina Faso pour paître leurs animaux, cela malgré les tracasseries qu’ils subissent, voilà des marchand d’illusions ( de jeunes cadres et hommes d’affaires du nord, Touareg et Arabes en particuliers) puisque « étant branchés » dans les rouages de l’administration du Faso), ont réussi avec l’état de guerre permanente qui prévaut dans le septentrion, plus précisément dans la région de Kidal, à embarquer tout ce beau monde (nomades en particuliers) dans leur sale coup.

Si au début les marchands d’illusions ont réussi à tromper la vigilance des autorités du Faso, grande sera leur déception lorsque celles de Bamako dépêcheront le Ministre des Affaires Etrangères, expliquer au Président du Burkina Faso, que ces individus présentés comme réfugiés, ne le sont pas. Mieux, comment ont-ils pu rejoindre le Faso sans être repéré par les autorités des deux pays ? Et quelle situation a provoquée une telle situation humanitaire gravissime ?

Selon nos informations, ces fameux « réfugiés » qui avaient élus domicile au stade du 4 août de Ouagadougou, ne sont autres que des nomades maliens qui ont quitté pour certains le Mali depuis 1992, et pour d’autres, récemment à la recherche d’herbes tendres pour leur bétail malgré les tracasseries et autres taxes qu’ils paient aux autorités Burkinabé, à en croire nos sources.

La situation de ni paix, ni guerre qui prévaut plutôt dans la région de Kidal qui n’a rien à voir avec les localités de Gossi (Tombouctou), Hombori, Douentaz, Boni (région Mopti) d’où sont parti ces populations nomades du Mali, a fait naître cette idée de transformer nos nomades en réfugiés.

Ce coup de Jarnac de la part d’individus bien connus et dont certains résident au Faso depuis quelques années, avait deux objectifs : – primo permettre à ces dizaines, voire des centaines de nomades maliens qui viennent chaque année paître leurs animaux, d’obtenir des documents qui les priveront de payer des taxes jugées élevées aux autorités du Faso comme l’exigent leurs lois ;

secundo, économique, car, si ce coup réussissait, cela devait permettre à ses initiateurs de se mettre en règle vis-à-vis des autorités du pays hôte, aussi, d’être pris en charge par le HCR. N’est-ce pas pour cela qu’une équipe de l’organisation des Nations Unies pour les réfugiés, a visité le stade du 4 août afin de se rendre compte de la véracité de l’état normal de ces prétendus réfugiés débarqués on ne sait où. Et cela brusquement !

Après des investigations, les autorités du Faso se sont rendues compte qu’il s’agit d’un montage grotesque susceptible de mettre en mal les bonnes relations qui unissent ce pays voisin du Mali, un pays ami unit par l’histoire, la géographie et la culture. C’est dans ce cadre que les autorités du Faso, rapportent des sources proches du dossier, ont sommé les fameux « réfugiés » à vider immédiatement les lieux, tout comme leurs instigateurs recherchés. Ce qui a été fait, précisent les mêmes sources.

Le faux reportage de nos confrères de « France 24 »

Après des dépêches rendues par des confrères qui auraient été ninduit en erreur par les initiateurs du projet de sabordage de l’image de notre pays, voilà que certains confrères de la chaîne française « France 24 » sous la houlette d’un confrère bien connu puisque l’homme et son équipe se verront éconduit de Kidal lorsqu’ils ont tenté d’aller sur le théâtre des opérations en toute illégalité, balance à la face du monde des images de prétendus réfugiés. maliweb.net.

A en croire une source proche de ce dossier, depuis lors, nos confrères ont gardé rancune pour tenter de nuire à l’image du Mali par ce fallacieux reportage qui a été aussitôt démenti par les autorités du Faso qui ont sommé les « réfugiés » de quitter immédiatement les lieux.

En un mot, les initiateurs en essayant de réussir leur coup, voulait donner une tribune politique à Ibrahim Ag Bahanga de bien se positionner au plan international. C’était une manière de ternir davantage l’image de notre Armée que ces détracteurs ne tarderont pas à accuser « d’extermination d’une minorité ». Malheureusement, tel n’est pas le cas. Et le Commandement militaire selon nos informations, des mois durant, avait pris toutes les dispositions pour éviter de tomber dans ce piège.

Les propos du Président ATT au cours de sa traditionnelle conférence de presse l’a rappelé. Ce complot machiavélique selon certaines sources, plaisaient à certains cadres Touaregs et non les moindres. Pour une fois de plus, Bahanga vient d’échouer dans son énième manœuvre dangereuse d’embarquer l’opinion internationale dans son « rêve de création d’un Etat à Kidal ».

Ce qu’il faut retenir de ce faux dossier de réfugiés maliens au Burkina Faso, c’est qu’il s’agit de nomades de notre pays, plus précisément des régions de Kidal, Tombouctou et de Gao qui vont chaque année paître leurs animaux là-bas. Ainsi, donc, petit à petit, ils ont envahi le Burkina Faso (plus précisément la zone de Dori frontalière avec le cercle de Douentza au Mali) en réussissant ainsi, à grossir les rangs de ceux qui ont quitté le Mali depuis la grande vague de 1992 et qui ne sont jamais retournés au pays.

L’objectif affiché de cette cabale, est de ternir l’image du Mali en faisant croire n’importe quoi à l’opinion internationale. Pour le moment, le complot a été déjoué, voire éventré proprement. Maintenant, il revient aux autorités des deux pays sous peine de créer une situation qui favorisera une guérilla aux frontières communes, doivent faire rapatrier tous les réfugiés maliens vivant sur le sol Burkinabé. C’est la seule manière d’éviter de faire constituer d’éventuels rebelles. Donc, raviver l’insécurité.

Mali demain

Bokari Dicko

13 Juin 2008