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Dans une dépêche diffusée le mardi dernier sur des sites d’informations, on pouvait lire : « les islamistes d’Ansar Dine qui contrôlent une partie du nord du Mali ont reçu le renfort de centaines de membres des milices Gandakoye, a-t-on appris dimanche de sources concordantes « . Le président de ce mouvement de résistance et d’autodéfense, Me Harouna Toureh, vient de démentir ces « allégations ».

jpg_me-toureh.jpgLa dépêche diffusée sur des sites d’informations en ligne, on pouvait lire : « un habitant de Douentza (250km au sud de Tombouctou), qui a requis l’anonymat, a déclaré par téléphone à l’Associated Press qu’environ 400 hommes de cette milice gouvernementale avaient fait défection, venant renforcer les rangs d’Ansar Dine…»

Dans un communiqué qu’il nous fait parvenir dans la soirée du mardi 17 juillet, le président du mouvement Gandakoy, Me Harouna Toureh, un avocat originaire de Gao, a déclaré que Gandakoy reste fidèle et loyal au Mali, un, indivisible et laïc. » J’affirme haut et fort que Gandakoy est une force militaire de résistance nationale ayant pour ennemis déclarés le MNLA, Ansar Dine, MUJAO, AQMI et tous leurs associés ou affiliés barbares et rétrogrades. A ce titre et pour cette raison, Gandakoy déclare fausse et malveillante l’information naviguant sur le net via Maliweb « , a souligné Me Harouna Toureh.

Pour cet avocat, comment on peut comprendre qu’après une farouche résistance des milliers de jeunes aux islamistes et bandits armés de tout acabit, les braves populations des régions septentrionales du Mali finissent par se rallier aux ennemis de la République. « Ces allégations » sont, selon lui, véhiculées par » une certaine presse mal inspirée ». Et Me Harouna Toureh d’appeler tous les membres de Gandakoy et des mouvements alliés de résistance à resserrer leurs rangs pour épauler les forces de défense et de sécurité afin de libérer le pays.

Pour le président de Gandakoy, quelques individus égarés tenteront de les divertir en distillant de fausses informations visant à démobiliser et à casser le moral de tous les mouvements de résistance et des partenaires du Mali. « Soyons vigilants, restons sereins. N’ayons pas peur de la mort, mais de la honte ! », a-t-il conclu.

Bruno D. SEGBEDJI

19 Juillet 2012