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A moins d’une année des élections générales, le paysage politique est en pleine mutation. En effet, 14 partis politiques parmi lesquels l’Adéma-Pasj, l’URD, le CNID, le MPR, l’US-RDA, le Bdia, l’UDD, le Fama, le PSP, le Miria … auraient décidé de la création de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP). Objectif : permettre la réélection du Président Amadou Toumani Touré en 2007.

Ces partis politiques expliquent leur choix par le rôle joué par le Président Touré dans l’avènement de la démocratie au Mali, son bilan éloquent des cinq dernières années et surtout le climat de paix qu’il a pu maintenir dans le pays.

Selon nos informations, trois membres de l’Adéma (le secrétaire général Adjoint, Tiémoko Sangaré ; le Secrétaire politique, Seydou Traoré et le porte-parole du comité exécutif, Sékou Diakité) et trois membres de l’URD (Me Abdoul Wahab Berthé, Aliou Sow et Ousmane Oumarou Sidibé) auraient élaboré la plate-forme d’action de cette alliance.

Ces deux partis ont déjà signé ladite plate-forme. Quant aux signatures attendues de la part des douze autres partis, elles se feront lors d’une grande manifestation qui aura lieu au Centre international de conférence de Bamako, dans les prochains jours. Pour l’instant, aucune date n’a été fixée.

Pour adhérer à la nouvelle alliance politique, l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), des critères ont été proposés. Deux tendances contradictoires soutenues par l’URD et l’Adéma s’affrontent sur le contenu à donner aux critères. Pour l’URD, il faut, pour adhérer à l’ADP, avoir dix (10) députés ; deux cent (200) conseillers municipaux.

Il faut aussi que le parti en question soit représenté dans le 1/3 du territoire national. L’Adéma-Pasj, quant à lui, pense que les critères d’adhésion fixés par l’URD sont contraignants.

Ce parti propose cinq (5) députés, cent (100) conseillers municipaux et avoir présenté des candidats au moins sur le 1/3 du territoire. En outre, l’Adéma-Pasj a ajouté un quatrième élément à savoir le parti qui désire adhérer à l’ADP fait une demande adressée à la conférence des présidents dont l’avis favorable de membres est requis à l’unanimité.

Selon nos sources, une douzaine de partis auraient participé à l’élaboration des statuts de la plate-forme. Seule la CDS n’a pas encore donné sa position. Ces statuts prévoient que l’ADP est mise en place pour les élections présidentielles et législatives.

Mais au niveau local, c’est-à-dire des structures de base, l’initiative sera laissée aux sections pour les choix stratégiques à adopter lors des législatives. Ils prévoient en outre que chaque parti signataire sera responsable de l’élaboration et de l’exécution de sa stratégie électorale.

Les statuts prévoient entre autres : la mise en place de quatre commissions ; l’élaboration d’un code de conduite, d’un contrat moral qui va lier les différents signataires et surtout la désignation d’un porte-parole qui sera le seul habilité à parler au nom de l’alliance.

Pour le règlement des différends qui surgiront dans la marche de l’alliance, la voie de la concertation a été adoptée. Quant au règlement intérieur de l’alliance pour la démocratie et le progrès, il sera élaboré par la conférence des présidents.

Cette nouvelle alliance qui verra bientôt le jour sera une véritable rampe de lancement pour le Président Touré.

Birama Fall

09 novembre 2006.