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La communauté internationale «était angoissée» de la perspective électorale au Mali. A l’issue des deux tours du scrutin présidentiel, les experts estiment que le pays a finalement pris de court tous les pronostics inquiétants.

jpg_une-2005.jpgLes maliens étaient appelés aux urnes le 11 août 2013 pour un second tour de l’élection présidentielle. A en croire, les deux candidats en lice, en l’occurrence Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé, ce défi est déjà gagné. «J’aime mon pays et je respecte le droit, les résultats et je respecte les institutions de mon pays», a déclaré Soumaïla Cissé à la presse. «Peu importe ce qui sortira des urnes, le Mali a déjà gagné» sa sortie de crise, confesse pour sa part Ibrahim Boubacar Keïta.

Le premier tour avait donné lieu à une montée inattendue d’adrénaline entre les deux camps qui s’accusaient mutuellement d’une volonté d’usurpation de résultats avec une divulgation de tendances qui leur plaçait respectivement en bonne position. La tension est vite retombée dès la proclamation des chiffres officiels par l’administration.

Cette ambiance va-t-elle se répéter ? A en croire le chef des observateurs de l’Union européenne, Louis Michel, l’heureux élu aura une «légitimité démocratique» incontestable au regard de la participation des citoyens au scrutin. Preuve que les maliens «se sont réappropriés leur destin démocratique».

«Bien entendu, il y a de petites irrégularités mais les recommandations que nous ferons ne porteront pas sur des faits électoraux de nature à contester la légitimité et la véracité, la sincérité, la réalité des résultats», a prévenu l’eurodéputé.

L’expert électoral pense donc que le ciel malien s’éclaircit après la grave crise politique et sécuritaire qu’il traverse depuis janvier 2012. «Il y avait une grosse angoisse autour de ces élections… Nous pensions qu’il fallait respecter les délais mais on avait quand même peur que les autorités auraient du mal à avoir la possibilité (ait du mal à assurer la mise en place sur le plan) de mettre tout en place sur les plans logistique et organisationnel.», a-t-il indiqué.

Ces «appréhensions» semblent être déjà de vieux souvenirs puisque l’intéressé a fait part de sa grande satisfaction du scrutin dès la fermeture des bureaux de vote.

Seydou Coulibaly

12 Août 2013

AFRIBONE