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La Mission d’observation électorale de l’Union européenne (Moe-Ue) a validé l’élection présidentielle malienne du 28 juillet 2013, précédent même la proclamation des résultats par le ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et de l’aménagement du territoire (Matdat).

La journée électorale du 28 juillet fut «historique» et un «pas très important sur le chemin du retour à l’ordre institutionnel». C’est la conclusion de la Moe-Ue qui a rendu public son rapport préliminaire, à 10h ce 30 juillet 2013 dans une salle de conférence du Radisson Blu hôtel. «Les citoyennes et les citoyens maliens ont clairement décidé de faire de cette élection une réappropriation de leur destin», constate l’eurodéputé Louis Michel, chef de Mission. «C’est un succès vers le renouveau démocratique au Mali», a-t-il assuré.

jpg_union-observateur.jpgLe jour du scrutin, les 100 observateurs de sa mission «ont visité plus de 650 bureaux de vote situés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Mopti, Ségou et Sikasso, dans le district de Bamako et à Kidal. Ils y ont observé l’ouverture, le vote, le dépouillement et la transmission des résultats. La MOE UE observera les développements postélectoraux, en particulier la centralisation des résultats et la phase éventuelle du contentieux électoral, y compris le traitement des infractions électorales», selon les services de communication de l’organisation.

La mission publiera évidemment un rapport final sur l’ensemble de ses observations, dans les deux mois qui suivront la fin du processus électoral. Mais à entendre le chef de mission, les autorités maliennes ont emporté une totale confiance de l’UE à travers l’organisation de cette élection. D’où des compliments à l’endroit des structures organisatrices du scrutin notamment le Matdat qui a su «organiser ces élections dans la transparence», selon les observateurs.

«Les électeurs ont participé en grand nombre à ce premier scrutin du 28 juillet dont les opérations de vote ont été globalement bien menées. Un consensus politique fort, qui s’est exprimé dans un contexte de très grande liberté d’expression, notamment depuis la levée de l’état d’urgence, a permis la tenue de ces élections. Celles-ci sont indiscutablement issues de la volonté du peuple malien d’être gouverné par des autorités élues démocratiquement et respectueuses de l’Etat de droit», ont-ils indiqué.

Seydou Coulibaly

30 Juillet 2013

AFRIBONE