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Quatre jours avant le scrutin crucial du 23 décembre en RDC, André Kimbuta, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, a décrété la « suspension des activités de campagne électorale » dans la capitale.Craintes d’une « confrontation » violente André Kimbuta motive sa décision par les « incidents et violences ayant causé des dégâts importants » qui ont émaillé la campagne. « Les renseignements en notre possession attestent que dans tous les camps politiques des principaux candidats à la présidence de la république, des extrémistes se sont préparés et se préparent à une confrontation de rue dans la ville de Kinshasa », assure le gouverneur dans son texte. « Cette situation menace gravement la sécurité des personnes et de leurs biens », ajoute-t-il. Ce sont essentiellement les meetings qui sont concernés par cette interdiction Le communiqué précise par ailleurs que les « recours aux médias » ne sont pas concernés par cette suspension. « Ce sont essentiellement les meetings qui sont concernés par cette interdiction », précise Toussaint Mika, conseiller politique d’André Kimbuta. Malgré une incohérence dans le document (il est à la fois daté du 18 et du 19 décembre), son authenticité a été confirmé à Jeune Afrique par Francis Kimbuta, le chargé de presse du gouverneur. Le camp de Fayulu dénonce « des prétextes fallacieux » Ce communiqué a été diffusé ce mercredi 19 décembre, alors que l’opposant Martin Fayulu, candidat de la coalition « Lamuka », doit tenir cet après-midi un meeting à Kinshasa, place Sainte Thérèse. « Martin Fayulu va entrer aujourd’hui dans la ville comme prévu, commente Fidèle Babala, le coordonnateur de la campagne de Fayulu à Kinshasa. Mais nous sommes républicains et légalistes, donc nous allons nous adapter ». Ce dernier dénonce, cependant, « des prétextes fallacieux pour placer des embûches sur la campagne de l’opposition. Si le gouverneur est incapable et incompétent à maintenir l’ordre public, il n’a qu’à démissionner ». JEUNEAFRIQUE