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A travers deux communiqués, la Convention Nationale pour une Afrique Solidaire (CNAS-Faso Hèrè) a tenu à clarifier sa position sur des «informations» selon lesquelles elle se serait engagée dans une alliance avec un candidat au second tour de l’élection présidentielle. A quel dessein ?, s’interrogent les observateurs politiques.

jpg_une-1933.jpg«Les allégations tendant à dire que la CNAS-Faso Hèrè ainsi que son candidat le Dr Soumana Sako sont alliés à un parti ou à un candidat à l’élection présidentielle sont fausses et sans fondement». C’est la teneur d’un communiqué du parti rendu public le 16 juillet 2013. Ces informations, ajoute ledit communiqué, ont «pour dessein de saper le morale des militants et sympathisants du parti et de son candidat».

Ces derniers jours, d’incessantes rumeurs faisaient état d’une alliance politique entre l’Union pour la République et la Démocratie (URD) et la CNAS-Faso Hèrè selon laquelle Soumana Sacko devrait appeler ses militants à voter au second tour pour le candidat de l’URD, Soumaïla Cissé.

Soumana Sako est l’un des quatre anciens premiers ministres à prendre part au scrutin du 28 juillet. Son parti, créé en mai 2011, n’a ni député ni conseiller municipal. Pour la validation de sa candidature, le candidat de la CNAS-Faso Hèrè a dû s’attacher les services de députés URD. La consigne de parrainage de ces élus à l’égard de Soumana Sako fut dictée par le bureau national du parti de la poignée de mains, l’URD. Ses adversaires politiques auraient alors vu dans cette entente un accord tacite où Soumana Sako allieraient ses forces à celles de Soumaïla Cissé en demandant le report de voix de ses militants en faveur de ce dernier lors du second tour de l’élection présidentielle.

Juste après la validation de sa candidature par la Cour constitutionnelle, la CNAS-Faso Hèrè avait félicité l’URD pour le «soutien» à son candidat, tout en expliquant que cette assistance avait été faite sans aucune contrepartie politique. Il y a une quinzaine de jours, un communiqué similaire du parti tenait à démentir son appartenance à une supposée «plateforme politique des forces du changement» qui serait constituée par les candidats qui se désolidarisent de la gestion du Mali ces vingt dernières années. Et une telle coalisation aurait pour vocation d’appeler à voter pour Ibrahim Boubakar Keïta au second tour.

«A ce jour, la CNAS-Faso Hère n’est engagée dans aucune plateforme politique en dehors de la plateforme de l’ADPS élargie», conclut Soumana Tangara, secrétaire général du parti, qui a appelé les maliens à un «sursaut national pour un nouveau départ, le vrai».

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 17 Juillet 2013