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Après la proclamation des « fameux résultats » par l’administration territoriale sans l’aval de l’ensemble des membres de la commission de centralisation et publiés par voie de presse nationale et internationale, le Front pour la Démocratie et la République (FDR) qui regroupe quatre des candidats potentiels sur huit à la présidentielle (IBK, Tiébilé Dramé, Soumeylou Boubèye Maïga et Mamadou Sangaré dit Blaise), a animé, hier mardi 1er mai, à l’hôtel Salam, une conférence de presse pour dénoncer les pratiques « grotesques » qui ont abouti à ces résultats qu’il juge « affecter » en avant. Par conséquent, les quatre candidats rejettent en bloc lesdits résultats et exigent la reprise du scrutin pour qu’enfin, il se déroule au Mali, conformément à la taille de sa démocratie, des élections libres, transparentes et crédibles.

L’histoire a très vite donné raison au candidat de SADI, l’intrépide Dr Oumar Mariko qui a soutenu que « la présidentielle du 29 avril ne sera ni transparente, ni sincère encore moins crédible« , à l’issue d’une conférence de presse, tenue le mercredi 28 avril dernier, au Centre International de conférence de Bamako, dans le cadre de la campagne.

En tout cas, le Front pour la Démocratie et la République (FDR) qui regroupe quatre des candidats potentiels sur huit à la présidentielle, vient de prouver qu’il s’est passé « tout sauf une élection crédible et sincère« .

Pour corroborer leur thèse, les « quatre » ont non seulement dénoncé la mise en circulation des bulletins de vote avant le jour J mais aussi et surtout attesté qu’il y a eu des votes précautionnés par la présentation des exemplaires de bulletins de vote sur lesquels l’on avait auparavant voté ATT avant même le jour du scrutin.

« Ce qui s’est passé le dimanche 29 avril dernier est un scandale politique qui justifie à la fois l’indignation et la révolte » a déclaré IBK, président du FDR. « Il y a eu des entraves grave pour empêcher le vote libre. Des militaires et des administrateurs de l’Etat ont été sommés de faire tout pour orienter le vote du peuple et ils n’ont ménagé aucun effort pour manipuler le vote des Maliens » a martelé le leader du PARENA Tiébilé Dramé.

Comme preuve irréfutable qu’il y a eu même disparition des voix à l’issue de cette élection du dimanche du 29 avril dernier, le téméraire Soumeylou Boubèye Maïga, celui-là même qui a défié le choix de l’ADEMA pour ATT, a soutenu que les voix de son frère Oumar, conseillers à l’ambassade du Mali et de toute sa famille ont purement et simplement disparues parce qu’elles étaient favorables à sa personne.

Toute chose qui porte à croire que la commission de centralisation des résultats ne fait pas « honnêtement et dignement son travail » D’ailleurs, c’est pourquoi, « le FDR a décidé se retirer de cette commission quand on sait que le ministère de l’administration territoriale, une structure en charge d’organiser le vote, publie et fait diffuser par voie de presse aussi bien nationale qu’internationale les résultats sans être validés par la commission de centralisation » a-t-il ajouté.

Aussi, SBM a-t-il indiqué qu’il faut impérativement que les organisations du scrutin du dimanche 29 avril dernier, informent l’opinion nationale et internationale du surplus de bulletin de vote commandé. « Il y a eu plus de sept millions de bulletin de vote alors que notre corps électoral dépasse à peine six millions » a-t-il martelé. Avant de révéler que même les « morts du pont » du pont de Gao, voulant parler de l’accident de circulation de septembre dernier quand les jeunes en provenance de Gao pour l’inauguration du pont de Wabaria qui a coûté la vie à des jeunes fils du pays.

Aux observateurs nationaux et internationaux qui ont affirmé que les opérations de vote se sont bien déroulées, IBK a fait savoir qu’il comprend leur souci de préserver la paix et la quiétude pour notre pays, cependant, il ajoute que cette paix et cette quiétude doivent se faire sur le respect du vote. A la question d’un journaliste de la presse étrangère de savoir si le FDR voit la main de l’occident, notamment celle de la France derrière le vote du dimanche, IBK a été catégorique : c’est non. « Les sources de nos problèmes sont bien internes et nous allons les gérer à l’interne« .

Aux questions des journalistes de savoir si le pouvoir en place ne cède pas à leurs doléances, quel comportement le FDR va-t-il prendre, SBM répond : « nous allons user de tous les moyens légaux pour nous faire attendre. A défaut nous n’allions pas reconnaître les institutions issues d’une mascarade électorale« . Mais d’ici là, c’est le célèbre Me Mamadou Gakou, président de la COPP, un parti membre du FDR, qui mènera les opérations de poursuite judiciaire.

D’ici là, le FDR entend entamer des consultations avec la société civile malienne pour le triomphe de la vérité. Un grand meeting d’information et de sensibilisation est également prévu le jeudi 3 mai prochain, au stade omnisports Modibo Kéïta afin de mieux édifier l’opinion nationale et internationale sur « la mascarade électorale du dimanche 29 avril dernier« .

Alassane DIARRA

02 mai 2007.