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Tous les acteurs politiques ne sont pas favorables à la tenue du premier tour du scrutin présidentiel à la date du 28 juillet 2013. Les arguments ne manquent pas. Jusqu’ici, les leaders politiques s’étaient contentés de simples déclarations visant à démonter les opinions de leurs contradicteurs. Au cas où Tiébilé Dramé, président du PARENA qui a, par les soins de son conseil, saisi la Cour constitutionnelle d’une requête aux fins de l’annulation du décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale, venait à être débouté par les juges de la Cour, se retirera-t-il du processus ?

Et c’est finalement au deuxième jour de l’ouverture de la campagne électorale, le 8 juillet, qu’un des candidats en lice, Tiébilé Dramé, président du Parti pour la renaissance nationale (Parena) a, par les soins de son conseil, saisi la Cour constitutionnelle d’une requête aux fins de l’annulation du décret portant convocation du collège électoral, ouverture et clôture de la campagne électorale.

Il l’avait annoncé le 5 juillet dernier et il l’a fait. Pour quelles raisons ? L’ancien ministre, Tiébilé Dramé, estime qu’il y a violation de la loi parce que, faute d’administration dans les 11 communes de Kidal, les listes électorales n’y ont pas été établies. Il explique que l’absence des listes électorales et d’identification de l’électorat viole les droits constitutionnels des populations de Kidal.

Il s’appuie sur l’article 27 de la Constitution de février 1992 qui souligne que le suffrage pour l’élection du président est universel, égal et secret.

L’ancien ministre, négociateur rompu à la tâche, qui a roulé sa bosse sur le théâtre de plusieurs foyers de tension sur le continent africain, n’est pas devenu obséquieux pour rien. Il se soucie du devenir et de l’avenir des populations de cette localité du Nord-Mali.

Il rêve d’un processus inclusif de sortie de crise où les Touaregs, les Arabes et autres peuples du Nord prennent activement part à l’œuvre de reconstruction nationale.

On ne doute pas de sa bonne foi ni de sa volonté à sortir irrémédiablement le pays de la longue et harassante guerre qui a outrageusement ébranlé le socle du tissu social. Mais, tout porte à croire que le positionnement de l’homme cache bien de choses. Il laisse bien perplexe et suscite mille et une interrogations. Au cas où il venait à être débouté par les juges de la Cour, se retirera-t-il du processus ?

Par Adama Bayala

L’Indicateur du Renouveau du 11 Juillet 2013.