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A la faveur d’une rencontre hier avec les partis politiques, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) a révélé des anomalies du fichier électoral qui comporte 1 167 000 omis et 360 000 jeunes de 18 ans non recensés. Ceux-ci ne pourront pas participer au vote.

La Céni et la DGE ont fait jeudi le point des préparatifs des élections. Parlant des anomalies du fichier électoral, le président de la Céni, Mamadou Diamoutani n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Il a révélé que le rapport final d’un audit met en exergue les omis du Ravec qui compte 1 167 000 personnes.

Il a fait remarquer que tous les jeunes nés en 1995 qui ont atteint 18 ans n’ont pas été recensés. A l’en croire, ces défis restent à surmonter afin d’avoir une élection apaisée. M. Diamoutani a indiqué que près de 800 000 Maliens sont déplacés, que leur situation de vote reste ambiguë.

« Il y a un autre problème qui concerne la carte Nina. La carte Nina ne comporte ni le lieu de vote ni le bureau de vote. Ceux-ci constituent à nos yeux un gros problème auquel il faut urgemment apporter une réponse. Aujourd’hui il y a encore quelques défis sur la remise des cartes Nina et le vote des réfugiés à l’extérieur« , a ajouté le président de la Céni.

Cependant, selon M. Diamoutani, en dehors de Ménaka, la région de Kidal et quelques communes de Tombouctou, les démembrements de la Céni sont fin prêts partout pour mener à bien leurs missions. Il a noté que la Céni a procédé au remplacement de certain de ses membres.

« Nous envisageons le recrutement de près de 25 000 délégués. Nous avons reçu les premiers observateurs de l’Union européenne« , a-t-il poursuivi.

Un fichier malgré tout fiable

Le général Siaka Sangaré de la DGE a reconnu qu’il y a quelques anomalies sur le fichier électoral. Selon lui, l’absence des jeunes de 18 ans, une frange importante des électeurs, est un problème, une faiblesse. Il a ajouté qu’il y a également des citoyens qui ont été enrôlés, mais qui ne sont dans le fichier à cause d’erreurs techniques.

« Il y a également le faible niveau d’enregistrement des Maliens de l’extérieur. Nous avons remarqué qu’il y a quelques rares zones qui n’apparaissent pas. Il y a que trois cas de doublons. Il y a des erreurs de saisie« , a noté le DGE. Pour lui, il y a des anomalies, mais le fichier reste fiable. « Le fichier n’est fiable que quand il est consensuel. Notre fichier est consensuel. Les mêmes erreurs ont été constatées dans beaucoup de pays« , s’est-il défendu.

Certains partis politiques ont demandé le report des élections au 4etrimestre de l’année. D’autres ont dit que malgré les anomalies il faut tenir les élections à la date prévue.

Sidiki Doumbia

Les Échos du29 Juin 2013