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A quatre jours de l’élection présidentielle du 28 juillet les sièges et équipes de campagne des différents candidats mettent les bouchées doubles. Après les meetings, l’heure est à la mise en place de mécanismes de contrôle des résultats du scrutin.

Les sièges de campagne des partis politiques ne désemplissent plus. A quatre jours du scrutin ils sont bondés parfois de militants qui viennent pour les dernières directives pour assurer la victoire à leur candidat.

La tension commence à monter d’un cran. Si les deux semaines de campagne ont été essentiellement consacrées à des meetings, visites politiques ou rencontres à travers le pays avec les différentes composantes de la société civile ainsi que des messages dans les médias pour essayer de convaincre l’électorat, cette dernière semaine s’avère cruciale. En effet, chaque candidat cherche à mettre tous les atouts de son côté.

« Ici, nous mettons la main sur les derniers préparatifs de l’élection présidentielle du 28 juillet. Nous avons acheté du matériel informatique. Il est destiné aux pointages des voix de notre candidat et à d’autres activités en relation avec l’élection. Nous avons aussi mis à la disposition de nos délégués qui seront dans les bureaux de vote à l’intérieur des téléphones portables afin qu’ils soient en permanence en contact avec l’état-major le jour de l’élection pour nous communiquer en temps réel les résultats de leurs bureaux de votes », commente un responsable de la direction de campagne d’un candidat.

A l’URD, la même stratégie est de mise. Selon un responsable de l’équipe de campagne, le parti a pris toutes les dispositions utiles pour permettre au parti de la Poignée de main de mieux contrôler les résultats du scrutin. « Nous craignons qu’une fraude ne se prépare à l’encontre de notre candidat qui est en pôle position pour remporter ce scrutin de juillet ».

Ne fait-il pas confiance aux résultats qui seront annoncés par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire ? Notre interlocuteur répond : « La confiance n’exclut pas le contrôle. C’est utile et bien qu’à notre niveau, nous disposions des résultats qui émanent de nos délégués dans les bureaux de vote ainsi que dans les sièges de notre parti à l’intérieur du pays. Cela nous permettra de nous faire une idée de notre défaite ou de notre victoire. Cela nous permettra vraiment de faire des comparaisons », explique-t-il.

La fraude dans les élections est ce que les formations politiques redoutent le plus. Elles ont l’habitude de s’accuser les unes les autres de fraudes. Malgré que le vote soit effectué par une carte Nina, certains proches de candidats estiment qu’il y aura des fraudes à travers l’existence de bureaux de vote fictifs. Ils argumentent leurs soupçons par le fait que tous les bureaux de vote ne sont pas encore connus des électeurs.

Denis Koné

24 Juillet 2013