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Faire de la devise du Mali (Un peuple-Un but-Une foi) une priorité à l’heure actuelle, où se prépare activement l’élection présidentielle du 28 juillet, est l’appel que les évêques du Mali lancent aux Maliens et Maliennes.

L’élection présidentielle dont le 1er tour aura lieu le 28 juillet 2013 marque un tournant décisif dans la résolution de la crise dans notre pays. Elle sera le point de départ de la reconstruction du Mali et à ce titre elle interpelle toutes les couches sociales, professionnelles, politiques et religieuses.

Soucieux d’une bonne tenue de l’élection présidentielle, les évêques du Mali appellent les Maliens et Maliennes à être un peuple uni dans sa diversité, à viser un seul but, à savoir celui de la paix, de l’unité et de la cohésion et à avoir une foi.

Aux candidats à la présidentielle, ils recommandent qu’ils soient « vrais avec les électeurs dans leurs promesses électorales et dans leur ambition pour le Mali« . Aux personnes et structures engagées dans l’organisation et la gestion des élections, autrement dit le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire, la Délégation générale aux élections, la Céni, la Cour constitutionnelle, les délégués des partis politiques, présidents de bureaux de vote, accesseurs etc., les chefs de l’Eglise catholique demandent que l’élection se déroule dans « la transparence, la vérité, l’équité et la paix« .

Aux hommes des médias ainsi qu’à tous les communicateurs, les évêques du Mali rappellent leur grande responsabilité dans l’information et l’éducation des populations. « Nous vous invitons à vous acquitter de votre devoir professionnel dans la vérité et la sincérité pour préserver notre pays d’une crise politique avant, pendant et après les élections« , lancent-ils à l’endroit des mass médias.

Dans la lettre épiscopale dont une copie nous est parvenue, les évêques du Mali déplorent la nouvelle rébellion qui a touché le pays et tous les troubles politiques et sécuritaires qu’elle a provoqué.

« Les Maliens ont plutôt besoin aujourd’hui de lutter ensemble contre le sous-développement (la famine, le chômage, la pauvreté, l’ignorance, la maladie…)« , soulignent les évêques. A cet égard, ils disent apporter leur soutien à la Commission dialogue et réconciliation et saluent toutes les initiatives allant dans le sens du rétablissement et de la promotion de la paix. Ce n’est pas la première fois que les évêques s’adressent aux Maliens et Maliennes.

On se souvient de leur « lettre à Hyppolite« , à l’orée de la présidentielle de 2007, invitant à une élection apaisée. Cette missive aussi reste d’ailleurs d’actualité.

Une synthèse de Denis Koné

Les Echos du 27 Juin 2013