Partager

La salle de conférence de l’hôtel de l’Indépendance de Ségou a servi de cadre pour le candidat du parti Yelema de présenter une partie de son projet de société aux hommes de média et à la population de Ségou. C’était à l’occasion d’un point de presse animé par Mara lui-même le samedi 15 juin dernier. Il était entouré pour la circonstance de plusieurs cadres de sa formation politique à Ségou avec la présence de nombreux militants et sympathisants.

Pour le président du parti Yelema, Moussa Mara, la sécurité est aujourd’hui un sujet stratégique dans le cadre du redressement et de la restauration de l’Etat. « Sans sécurité, il n’y a ni vie individuelle, ni vie de groupe et encore moins une collectivité ou un pays, sans sécurité il est impossible d’envisager le futur car le présent est compromis« , a déclaré Moussa Mara.

Le Mali est dans une situation d’insécurité complexe qui compromet gravement les efforts de construction nationale, met à mal la cohésion sociale et entrave de manière significative tout effort de développement. « Notre pays est dans une période de fin de conflit mais fait face à des menaces de toutes sortes qui peuvent ressurgir à tout moment « , s’inquiète le président du parti du changement. Ces menaces, affirme-t-il, proviennent des groupes armés, des narcotrafiquants et des bandits de toutes sortes qui écument la bande sahélienne et profitent de toute baisse de garde pour frapper notre pays.

Reformer l’armée

Moussa Mara a indiqué qu’il s’engage à réformer l’armée malienne sur une période de cinq ans avec comme objectif de la ramener à un niveau suffisant pour qu’elle puisse sécuriser valablement le territoire national. Il a soutenu qu’il mettra tout en œuvre pour engager une bonne partie de l’armée malienne dans des opérations de sécurisation et de combat au centre et au Nord du Mali. Pour atteindre ces objectifs, le candidat de Yelema promet d’accorder la priorité au recrutement et à l’amélioration des conditions de vie des porteurs d’uniforme.

« La sécurité physique des citoyens est sacrée et constitue la première raison d’être de l’Etat. Maintenir les différentes sécurités notamment la sécurité alimentaire, la sécurité des affaires, la sécurité juridique ou encore la sécurité du patrimoine doit être la priorité d’un l’Etat responsable « , a déclaré Moussa Mara. Pour lui, la sécurité alimentaire passe par une meilleure organisation des producteurs et leur dotation en capacités anticipatrices et de gestion prévisionnelle. Pour ce qui est de la justice, il a souligné que la sécurité juridique passe par la professionnalisation de notre justice.

Pour la sécurité sanitaire, M. Mara s’engage à associer les collectivités territoriales au combat de la prévention, renforcer les capacités de participation des services déconcentrés de l’Etat notamment les formations sanitaires.

Cléophas TYENOU

Envoyé spécial

L’indépendant du 19 Juin 2013