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Le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice, la branche politique de l’Adema a la particularité d’être le seul parti politique du pays où jamais, depuis Alpha O Konaré, n’a réussi à faire l’unanimité autour d’un seul homme.

La Ruche bourdonne faux depuis quelque temps autour d’une impossible candidature d’un quelconque seigneur du Toboggan. Tout le monde veut, alors que personne ne se dit vraiment qu’aucun coup allant dans ce sens n’est jouable. On en vient à se demander comment, le président Konaré a fait pour s’imposer à tous dans un parti au sein duquel des révolutionnaires étaient légion.

Prenant des galons à sa suite, on remarquera très vite que tous ceux qui sont arrivés à se hisser au rang de ministre de la république, enclenchent avec leur montée à l’Olympe par leur présence aux avants –postes du Comité Exécutif, le célèbre laboratoire à fabriquer des présidents. Bien entendu à l’exception notable du cas Iba en 2002.

Aujourd’hui, tous les présidents, en tout cas ceux du premier carré, affichent leurs intentions par groupe de personnes interposées. Si hier on dissertait sur les cas : Dioncounda, Iba, Soumeylou, Oumarou Ag Ibrahim Haîdara, aujourd’hui, c’est sur Sékou et Tiémoko que les agitations ont cours

Monté en puissance depuis la présidentielle de 2007, Sékou Diakité le patron de la section de la CII du parti, selon nos sources n’est demandeur de rien. Il n’a jamais dit à quelqu’un qu’il était intéressé par le fauteuil, même si en le lui donnant il n’oserait pas cracher dessus. La présidence d’honneur d’une association lui porterait – il tort à ce niveau ? Jeune et assurément très ambitieux, Sékou Diakité a son temps pour grandir et mûrir, tout en pensant à l’essentiel c’est-à-dire se faire davantage connaître tout en étoffant son réseau politique, social et économique.

Le poste de président de la république à moins d’un putsch, ne s’offre pas comme un gâteau d’anniversaire, il se conquiert et avec des arguments solides. Il ne suffit plus d’être ministre ou président ou vice – président d’un parti politique, fut – il l’Adema, l’Urd, le Parena, le MPR ou le Cnid, pour se hisser à ce niveau, mais bien d’autres atouts.

Donc, si le cas Sékou Diakité mis en avant pour ce que nous soulignons plus haut, n’est vraiment pas d’actualités, l’hypothèse Tiémoko fait sourire et la première personne que l’on rencontre au carrefour de la rue Fankèlé Diarra vous prendra de fou. Tiémoko, selon ces détracteurs n’est pas trop abeille même si à une certaine période de l’histoire tumultueuse de la Ruche, il s’en est allé avec son Prof., qualifiant la montée du camp IBK à la présidence du parti de hold – up des frelons.

Transhumant amère de l’Adema au Miria puis à l’Adema, le ‘’Tavarich’’ s’est par ce va et vient entre Bko – Coura et Hamdallaye, collé l’étiquette de frelon. Dans la longue traversée du désert du Prof. feu Mala, le sucre a manqué à beaucoup de bouillies ce qui est naturellement inacceptable, d’où son rapide ½ tour à la case du départ. Au moins à Bko – Coura, on a la chance d’occuper un poste plus ou moins juteux.

En revenant à l’Adema, laissant Mala, Kassa et autres cramponnés à leurs ‘’idéaux’’, Tiémoko s’est politiquement déshabillé. Le prend- on au sérieux ? Non. Lui fait – on confiance ? Non et non. A supposer qu’on lui fasse un temps soit peu un tout petit peu confiance, a t –il les moyens de mobiliser autour de sa personne le peuple Abeille d’abord ?

Non. Alors pourquoi s’agite- t –on tant pour un tranquille ministre de la république, fut – il vice président au CE, toujours tiré à quatre épingles et bien calé dans sa merco noire bien cirée, de se prendre au sérieux au point de se voir dans un fauteuil que seul un petit Keita depuis l’avènement de son grand – père, en 2002, tente de s’en approprier de temps en temps.

Donc oublions aussi les candidatures de Sékou et de Tiémoko et réfléchissons dès maintenant aux hypothèses Soumeylou – Oumarou Ag Ibrahim et pourquoi eux aussi sont « non partant » ?

A suivre

Sory de Moti

La Nouvelle Patrie du 03 Août 2010.