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Aujourd’hui, M. Mahamadou Diawara et ses partenaires Japonais sont décidés de rentrer en possession de leur sous contracté par le Président déchu, M. Amadou Toumani Touré lors de sa campagne à la présidentielle de 2002. Cette somme de 520.000 US a servi à l’achat de matériels de campagne. Au moment de contracter cette dette, M. Amadou Toumani Touré avait juré, non seulement de rembourser cet argent, mais aussi de cultiver des relations avec M. Diawara et ses amis Japonais de manière à leur permettre l’accès au marché malien pour diverses prestations. Après plusieurs tentatives de rencontres sans succès, le président déchu a finalement choisi le plus mauvais chemin pour faire taire M. Diawara. Cela, à travers des intimidations. Aujourd’hui, les créanciers ont élu domicile au cabinet de Me Mohamed Aly Bathily pour pouvoir rentrer en possession de leur argent.

L’année 2002 a été marqué par le retour au pouvoir du Général Président, Amadou Toumani Touré après une transition de 14 mois. Cette campagne était annoncée à grande pompe car l’homme avait en face les grandes figures emblématiques de la classe politique malienne. Entre autres, on peut citer Soumaïla Cissé (Adema-PASJ), Ibrahim Boubacar Kéïta (RPM), Dr. Oumar Mariko (SADI) etc.

Dans cette campagne pour la conquête du fauteuil du palais de Koulouba, le président de la transition, Amadou Toumani Touré, a sollicité et obtenu auprès de M. Mahamadou Diawara et ses partenaires Japonais, une dette pour la somme de 520.000 US, soit un peu plus d’un demi milliard. Cette aide a été accordée au candidat ATT par plusieurs partenaires japonais, sur la base de la confiance qu’ils avaient placé en M. Diawara.

La somme a servi pour le candidat Amadou Toumani Touré à la présidentielle de 2002, à l’achat de matériels de campagne (tee-shorts, casquettes, pagnes, bandéroles, badges avec l”éffigie ATT, etc.). A l’époque, le candidat ATT avait beaucoup besoin de cette somme pour préparer sa campagne.

Au moment de contracter cette dette, le candidat à la présidentielle de 2002 avait juré la main sur le cœur, qu’une fois élu, il allait rembourser sans problème aucun, non seulement cet argent, mais aussi cultiver des relations avec M. Mahamadou Diawara et ses amis Japonais de manière à leur permettre l’accès au marché malien pour divers prestations. Ce qui est bien dit.

Et comme tout le monde le sait, les élections présidentielles de 2002 ont été favorables au candidat Amadou Toumani Touré qui sera élu au second tour, Président de la République du Mali.

Dès lors commence pour ces créanciers un long calvaire qui est loin de connaître le bout du tunnel. Pour eux, à défaut de respecter son engagement pouvant leur permettre un accès facile au marché malien, il peut s’acquitter de sa dette. Dans la recherche pour la résolution de cette affaire à l’aimable, des correspondances confidentielles avaient été adressées au Président Amadou Toumani Touré à l’époque. Toutes restées muettes. Pire, le Président déchu, à travers ses services de renseignements, sort les muscles. A quelques semaines de la fin de son mandat, le sieur Diawara, représentant des partenaires japonais, ne cessait de recevoir des appels téléphoniques l’intimidant de quitter le pays sinon que des agents sont à ses trousses et qui chercheraient à l’abattre.

C’est dans ce tohu-bohu qu’arrivèrent les évènements du 22 mars 2012 qui ont mis fin à son régime.

Aujourd’hui, M. Mahamadou Diawara et ses partenaires japonais cherchent désespérément une solution à une affaire et comptent très prochainement porter contre l’ancien Chef de l’Etat devant la Cour Pénale Internationale.

Une décision prise par les Japonais et leur Avocat de saisir la justice et de mettre sur internet leur plainte et les éléments de la procédure qu’ils formaliseront avec Me Mohamed Ali Bathily.

Une affaire donc à suivre !

Youssouf Sangaré

Le Malien du 12 Juin 2012