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La suspension des débats politiques et de toutes les activités de campagne fait l’objet de vives critiques de la classe politique et même de la société civile à l’endroit de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dirigée par Mamadou Diamoutani.

Le débat politique qui permet d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur les projets de société des politiques, sa suspension compromet notre jeune démocratie comparativement aux pays démocratiques de plus d’un siècle, qui utilisent les médias à moins de deux mois des échéances électorales.

La loi électorale de notre pays ordonne les campagnes à seulement deux semaines des élections et interdit tout débat politique sur les médias. Une situation qui frustre plus d’un puisque cela empêche les différents candidats d’éclairer leur position face à certaines préoccupation de la nation.

La situation actuelle du Nord qui dépasse désormais la personne du président dela République, doit faire l’objet d’un débat entre les politiques et pourquoi pas entre les différents candidats qui doivent chacun donner sa vision pour un règlement définitive de cette crise au nord.

Plusieurs autres préoccupations comme le chômage des jeunes, l’insécurité, l’école, l’économie doivent faire l’objet également de débat pour éclairer l’opinion nationale et internationale. Ce n’est pas en si peu de temps, quinze jours, que ces différents candidats pourront détailler leur vision. Conséquences : les Maliens éliront d’élire pas pour son projet de société.

Ousmane Daou

L’Indicateur du Renouveau du 14 Mars 2012