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L’ancien premier ministre, Cheick Modibo Diarra, candidat à la présidentielle, a annoncé à ses militants sa volonté de doubler l’effectif des forces armées et de sécurité du Mali avant la fin de son mandat, si jamais les maliens le choisissaient pour présider à la destinée de leur pays.

jpg_une-1927.jpg«Je me suis engagé dans la politique pour servir mon pays», a-t-il indiqué à ses militants réunis au stade du 26 mars de Bamako. Le choix de ce local de 50 000 places apparaissait pour les observateurs politiques comme un duel contre Ibrahim Boubacar Keïta, premier candidat à y avoir lancé sa campagne le 7 juillet dernier. Cette «bataille de masse» s’est donc soldée au bénéfice d’IBK qui a largement mieux réussi à mobiliser que CMD, puisqu’il était parvenu à remplir le stade aux 2/3.

Arrivé à la tribune après un tour de piste à bord d’une voiture au toit modulable tel IBK, le candidat du Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM) révèle avoir établi un deal avec ses électeurs : celui de la vérité. «Je ne mentirai pas pour avoir vos voix», a indiqué Cheick Modibo Diarra dans une allocution en bambara, avant d’assurer qu’il tiendra « toutes mes promesses ».

L’une des promesses du candidat est de porter l’effectif des forces de l’ordre du pays à 50.000 éléments. Ce qui reviendrait à doubler l’effectif actuel qui tourne autour de 20.000. Cette vision est un enjeu de sécurité majeur pour le candidat qui compte mettre en place une caserne tous les « 250 km » dans le nord de notre pays.

«Dans les pays sérieux, la proportion des forces armées par rapport à la population totale est d’un agent pour 300 personnes. Ce qui sous-entend que notre armée devrait compter 50.000 éléments. Je m’engage à porter à cet effectif le nombre de militaires maliens», a souligné Cheick Modibo Diarra. Pour lui, les ressources humaines sont bien disponibles. Même si le candidat n’a pas donner d’explications précises sur l’origine des ressources financières qui lui permettrait de concrétiser ce projet de renforcement de l’armée nationale, il a toutefois indiqué que la corruption endémique dont souffrait notre pays, représentait une tare du système politique malien à laquelle il s’avère urgent de remédier par une justice saine. A ce sujet, il promet de mettre en place un bureau de vérification de la justice. Ce service, assure-t-il, aura pour mission de contrôler la régularité des décisions de justice rendues par les cours et tribunaux.

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Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 16 Juillet 2013