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Près d’une semaine après le premier tour de l’élection présidentielle du mercredi 7 novembre, les équipes des trois candidats favoris s’opposent aux résultats encore partiels. Si personne n’a fait mention d’une future descente dans la rue, la tension monte.Dans les rues d’Antananarivo, les taxis beiges de la capitale malgache avancent péniblement – et lentement – sur les pavés, entre les ornières. Les conducteurs ont souvent rafistolé de vieilles 2CV défoncées ou des 4L qui touchent presque le sol. On se demande toujours si elles vont arriver à bon port. La même question se pose aujourd’hui pour le processus électoral. Après le premier tour de l’élection présidentielle, mercredi 7 novembre, les équipes des trois candidats favoris s’opposent aux résultats encore partiels. Personne n’a fait mention d’une future descente dans la rue, mais la tension monte. Les chiffres des partis plus avancés Au matin du 13 novembre, six jours après la clôture du vote, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) n’avait dépouillé que 56% des 24 582 bureaux de vote. Selon ces résultats provisoires, Andry Rajoelina arrive en tête avec 39,06%. Marc Ravalomanana est deuxième avec 36,53%, loin devant Hery Rajaonarimampianina (8%). Le taux de participation s’élevait à 53,56%. Mais les propres chiffres des trois candidats diffèrent de ces tendances. Ce sont leurs délégués présents dans les bureaux de vote qui ont fait remonter des exemplaires de procès-verbaux. Leurs équipes dans la capitale consolident ensuite les données. Et ils sont plus avancés que la Ceni. Nos chiffres indiquent un résultat bien plus élevé que le comptage de la Ceni “Nos chiffres indiquent un résultat bien plus élevé que le comptage de la Ceni”, glisse un des conseillers d’Andry Rajoelina. Idem pour l’équipe de Marc Ravalomanana. Les deux camps ne cachent pas leur volonté de remporter l’élection dès le premier tour – soit obtenir plus de 50% des voix. L’équipe de Hery Rajaonarimampianina estime, elle, que la Ceni lui ampute pour l’instant près de la moitié des suffrages qu’elle a recensés. “Fraudes généralisées” “Nous sommes victimes de corruption à grande échelle”, s’indigne Andry Rakotobe, directeur de la communication du parti HVM du président sortant “Hery”. “Nos délégués nous ont fait état de fraudes généralisées… JEUNEAFRIQUE