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Le chef de la transition à Madagascar, Rajoelina, a fait savoir mercredi qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle prévue en 2010 si tous les ex-chefs d’Etat malgaches, dont le dernier évincé, Marc Ravalomanana, n’y participent pas. Quant il avait entamé son mouvement de protestation, Andry Rajoelina assurait qu’il ne souhaitait pas briguer la présidence de la République. Arrivé à la tête de la transition, il se montrait moins catégorique. Mais mercredi, il avait retrouvé les grands idéaux qui ont bâti son succès : « Je ne suis pas assoiffé de pouvoir. Je veux tout simplement, si vous voulez, instaurer la démocratie à Madagascar ». Lui n’est pas arrivé au pouvoir par les urnes mais l’objectif de la transition est bien d’organiser une élection présidentielle libre et équitable, et donc sans lui. Rajoelina s’est engagé à signer l’accord politique qui servira de charte pour la période : « Pour montrer justement un modèle aux yeux du monde entier, j’ai accepté. J’ai accepté mais cet accord aujourd’hui ne fait pas encore l’unanimité ». Ce qui coince, ce serait l’article stipulant que les anciens chefs d’Etat ne pourront pas être candidats lors de ce scrutin. (Rfi)