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cours.jpgSelon ces résultats définitifs annoncés à la presse par le président de la Cour, Salif Kanouté, M. Touré a obtenu 71,20% des voix (1.612.912 votes).

Ce pourcentage est en hausse par rapport à celui annoncé le 4 mai par le ministère de l’Administration territoriale (bien Administration territoriale), qui créditait M. Touré de 70,88%.

Son principal adversaire, le président de l’Assemblée nationale Ibrahima Boubacar Keïta, a obtenu 19,15% des suffrages, d’après la Cour constitutionnelle, un taux également en hausse par rapport à celui communiqué par le ministère (19,08%). M. Keïta est cependant en baisse par rapport au nombre de voix (433.897 voix selon la Cour, 436.781 voix selon le ministère).

Le taux définitif de participation est de 36,24%, également en légère hausse par rapport aux chiffres du ministère (36,17%).

« La Cour constitutionnelle, après avoir fait le décompte de voix par bureau de vote, tant sur le territoire national qu’au niveau des ambassades (…), a procédé à des rectifications d’erreurs matérielles, aux redressements qu’elle a jugé nécessaires« , a expliqué Salif Kanouté.

Au terme de ce processus, l’institution a annulé 30.845 votes.

Ces « redressements » se traduisent par de légères hausses ou baisses dans les pourcentages ou nombres de voix, mais ne changent pas le classement final des candidats, qui étaient huit au total.

MM. Touré et Keïta devancent ainsi Tiébilé Dramé (68.956 voix, soit 3,04%), Oumar Mariko (61.670 voix, soit 2,72%) ainsi que Mamadou dit Blaise Sangaré (35.776 voix, soit 1,58%).

Soumeylou Boubèye Maïga, un dissident de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), ex-parti au pouvoir qui a officiellement soutenu la candidature du président Touré, a obtenu 1,46% des voix (32.973 suffrages) pour sa première participation à une présidentielle.

Les deux derniers candidats malheureux n’atteignent pas 1% : Aminata Sidibé Diallo, unique femme à avoir postulé, réalise 0,55% (12.443 voix), devançant Madiassa Maguiraga (6.856 voix, 0,30%).

Mme Diallo et M. Maguiraga ont annoncé le 4 mai qu’ils reconnaissaient la victoire de M. Touré, contestée en revanche par MM. Keïta, Dramé, Mariko et Sangaré. Ces quatre derniers candidats sont tous membres de la principale coalition de l’opposition, le Front pour la démocratie et la république (FDR).

Amadou Toumani Touré briguait un deuxième et dernier mandat de cinq ans. Il avait été élu pour la première fois en 2002, revenant ainsi démocratiquement au pouvoir dix ans après avoir conduit un putsch qui a renversé le président Moussa Traoré.

AFP – samedi 12 mai 2007 – 23h39