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Les élections présidentielles de 2007 dont le premier tour se déroulera le 29 avril 2007 s’annoncent très agitées en raison des enjeux que certains acteurs politiques y voient. Après une gestion consensuelle du pouvoir par ATT qui a vu la participation de la quasi-totalité des partis politiques dont les partis les mieux implantés de l’échiquier politique national, force est de constater que nous avons assisté à l’émergence d’une nouvelle opposition politique sous la houlette du RPM d’IBK, un parti qui a soutenu la candidature d’ATT au second tour des élections présidentielles de 2002. S’il l’a fait en 2002 avec les partis membres du regroupement politique Espoir 2002, c’est qu’aujourd’hui les autres partis bien implantés de ce regroupement ne sont plus avec lui.

Le CNID et le MPR, puisqu’il s’agit de ceux-ci, sont demeurés des partenaires fidèles du président de la République. C’est pourquoi, ils n’ont pas jugé nécessaire de présenter des candidats aux élections présidentielles de 2007.

Alors, face à la détermination du président du RPM de tenter à nouveau sa chance, il s’est fait de nouveaux alliés politiques, excepté quelques petits partis du regroupement politique Espoir 2002.

IBK sait pertinemment qu’il n’ira pas loin avec ces petites formations politiques qui sont renforcées par d’autres partis d’envergure moyenne : le PARENA, la CDS, la Convergence 2007.

L’ADJ qui est aussi signataire de la plate-forme électorale du Front pour la Démocratie et la République est une association dont on sait que l’audience est en-deçà des signatures recueillies.

LE RPM MAL PARTI

Il ne fait aucun doute que le RPM qu’on redoutait surtout en raison de son implantation réussie sur l’ensemble du territoire national n’est plus une menace pour le pouvoir aujourd’hui pour deux raisons. Premièrement, il est mal entouré. Deuxièmement, ce parti est en perte de vitesse pour la simple raison qu’il n’est pas parvenu à gérer les problèmes qui ont surgi en son sein, au fur et à mesure de sa participation à la gestion consensuelle du pouvoir.

Alors, les élections présidentielles de 2007 constituent une énigme avec plusieurs inconnus. Car, nous sommes à un stade où ce parti qui comptait parmi les plus grands de l’échiquier politique national n’a plus une idée précise de son poids électoral d’où la colère de son président. Conscient du fait qu’il a mal géré le parti, IBK devient de plus en plus amer. Chaque jour qui passe lui donne davantage de preuves que ses chances se rétrécissent à ces élections.

A QUOI MENENT LA CONTESTATION ET LES ETATS D’AME

La conséquence de ce constat est la contestation progressive des actes concrets posés par le président Amadou Toumani Touré depuis son élection, son investiture en juin 2002. La découverte de cette réalité effraie IBK et le détourne progressivement de son objectif majeur qui est la conquête du pouvoir. En effet, la plus grande faiblesse d’IBK est son agressiveté de ces derniers moments.

En effet, au lieu de présenter aux Maliens ses ambitions pour le Mali, le président du RPM évoque des situations qui lui ont été défavorables. Il se plaint beaucoup, en oubliant l’essentiel. Au regard de cette attitude d’IBK, on a l’impression qu’il espère que la théorie et la victimisation peut encore être d’un apport inestimable dans sa stratégie électorale de 2007.

En fait, IBK se leurre, il doit comprendre que ce n’est pas en pleurnichant qu’il sortira vainqueur des urnes en 2007 à l’issue des élections présidentielles. Il l’apprendra sans doute à ses dépens au moment opportun.

Moussa SOW

19 mars 2007.