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C’est la quatrième région du Mali que le FDR a choisi pour mettre en place sa première coordination régionale. C’était sous la présidence d’El Hadj Ibrahim Boubacar Kéïta, président du FDR et de l’Assemblée nationale du Mali.
Il était accompagné d’une très forte délégation composée de présidents des partis politiques membres du FDR comme Me Mamadou Gakou du COPP, Abdoul Traoré dit Diop de l’ADJ et du 2e vice-président du Parena, l’ancien ministre Mamadou Dallo Maïga.

C’est dans la salle « Mieru Ba« , en plein centre de Ségou, que les sept partis politiques plus l’ADJ et Convergence 2007 ont accueilli la délégation du présidium du FDR venue de Bamako. Une foule immense, des militants engagés et des jeunes dévoués réclamant un changement véritable, ont pris d’assaut la salle Mieru Ba très tôt le matin jusqu’à 11 h 00 où le président du FDR et sa délégation ont fait leur apparition.

Une salle pleine à craquer, cela ne pouvait laisser indifférents IBK et les organisateurs de la cérémonie qui ont tenu à rendre hommage aux hommes et femmes qui ont défié le soleil et la chaleur pour marquer leur engagement au FDR.

Au nom des partis politiques et associations politiques du Front pour la Démocratie et la République (RPM, ADJ, Convergence 2007, Parena, ADJ, CD, PER, COPP et RDR) présents à Ségou, leur porte-parole Seydou Dembélé du RPM a souhaité la bienvenue dans la Cité des Balanzans à la délégation du FDR, qui, disait-il, est composé de 16 partis et associations politiques qui se sont engagés pour le changement.

Il a expliqué aux militants que la décision de se regrouper de ces seize partis et associations politiques fait suite à un constat. « La démocratie a reculé puisque les partis politiques ont été affaiblis à la suite du consensus« , a affirmé le porte-parole des Ségoviens, qui poursuit en estimant que malgré ce consensus plus de 50 % des besoins sociaux des populations sont restés insatisfaits. E Pire, l’Office des Radiodiffusion et Télévision du Mali est devenu un lieu d’expression d’une seule personne (Ndlr, ATT) et ses proches.

Voilà les raisons, disait-il, pour lesquelles les partis et associations politiques ont décidé de créer le Front pour la Démocratie et la République (FDR) pour un véritable changement. A Ségou, les présidents des neuf partis et associations politiques présents avaient auparavant procédé à la mise en place d’une Commission de travail qui a fait une proposition de bureau entérinée par la conférence des présidents.

Ce bureau de 12 membres est dirigé par Seydou Dembélé du RPM qui promet déjà de se mettre au travail pour mériter la confiance placée en lui. Pour cela, il a sollicité dorénavant le soutien et l’engagement des militants pour relever les défis de ce combat politique. Me Mamadou Gakou, président du COPP et Pr. Abdoul Traoré dit Diop, tous natifs de la région de Ségou se sont succédé à la tribune pour non seulement faire des témoignages, mais surtout édifier les militants sur les objectifs du FDR et les événements qui ont précédé sa création.

Le Pr. Diop dira que l’ADJ n’a pas été créée pour conquérir le pouvoir, mais elle s’est donnée le devoir d’accompagner les partis politiques dont la mission première est la conquête du pouvoir, et mieux de leur rappeler cette mission chaque fois que cela est nécessaire.

L’ADJ, selon le Pr. Diop, a été mise en place après que ses initiateurs ont fait le constat de l’affaiblissement des partis politiques au nom d’un consensus qui a fait reculer la démocratie.

C’est pourquoi, disait-il, l’ADJ a rédigé un manifeste invitant les partis politiques à se ressaisir afin de sauver ce qui reste de la démocratie malienne.

Dans cette démarche, l’ADJ est allée jusqu’à demander une révision de la constitution pour diminuer les pouvoirs du Président de la République qui sont exorbitants, selon Abdoul Traoré.

Il propose aussi que dans le cadre de cette révision, les gouverneurs des régions soient élus par les populations. C’est tout le sens de la création de l’ADJ, a affirmé le Pr. Diop.

Le Président du FDR, Ibrahim Boubacar Kéïta, après avoir salué les responsables régionaux du FDR, a tenu à dénoncer des situations de violations caractérisées de la Constitution par le Président de la République sortant et non moins candidat à l’élection présidentielle du 29 avril 2007.

« Si le Président de la République respecte la loi, les autres vont la respecter. Mais s’il ne le fait pas, ce serait le laisser aller« , a affirmé le président du FDR qui a tenu à dénoncer la campagne déguisée du président sortant ATT qui multiplie inauguration et remise de tracteurs.


I. Maïga

Envoyé spécial à Ségou

27 mars 07