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Investi le mardi 27 mars 2007 par les militants de son parti, la Convention Sociale Démocrate, CDS-Mogotiguiya, Mamadou Blaise Sangaré est l’un des huit candidats officiellement retenus par la Cour constitutionnelle du Mali pour briguer le fauteuil présidentiel le 29 avril 2007.

En sa qualité de chef de parti, Mogotigui, comme l’appellent affectueusement ses fans, pense que sa candidature n’est pas motivée, qu’elle est tout simplement naturelle. Selon lui, les partis politiques, par essence et par mission, doivent se présenter à toutes les élections, non pas seulement à travers un individu mais sur la base d’un programme bien défini. « Nous avons, par concurrence intellectuelle et pour la pluralité sur la scène politique, ainsi que par mission et par devoir pour un chef politique, décider d’être candidat à la présidence de la République« , expliqua-t-il.

Analysant la situation politique et socioéconomique du Mali, au cours de ces cinq dernières années, le candidat Mamadou Blaise Sangaré fera remarquer qu’il n’y a pas une vision, un plan de travail, un cadastre dans tous les actes qui ont été posés.
« Nous avons l’impression que les choses se déroulent dans un système individuellement guidé ; alors qu’un système politique organisé, c’est d’abord et avant tout, des hommes, des partis qui présentent un plan de développement, un chronogramme d’activités. Tel n’est pas le cas maintenant« , martela-t-il.

Dans le modèle de gestion publique des affaires que le candidat compte mettre en oeuvre s’il est élu président de la République, les partis politiques maliens reviendraient à leur premier rôle, leur rôle essentiel, à savoir l’animation du jeu politique, la sensibilisation des gens autour d’idées novatrices, leur convergence autour d’hommes et de femmes capables de conduire ces idées et de les réaliser sur un ou deux mandats. C’est en ce moment là seulement que les partis politiques seront comptables moralement, socialement et historiquement devant les populations.

Le candidat Mamadou Blaise Sangaré propose en outre aux Maliens une lisibilité claire de la démocratie pour laquelle nous nous sommes battus. « Il faut que les partis politiques participent au jeu politique, que les hommes politiques acceptent la compétition sur la base de présentation de programme de développement et de choix d’hommes capables d’exécuter ces programmes« , indiqua-t-il.

En matière économique, il propose une redéfinition des grands secteurs économiques pour que le Mali puisse prendre son développement en charge, sans compter fondamentalement sur l’Europe qui ne donnera qu’à l’Europe. En clair, dans ses ambitions pour le Mali, Mamadou Blaise Sangaré, s’il est élu Président de la République du Mali, propose de : redonner confiance à la classe politique malienne ; revaloriser les institutions de la République ; renforcer l’Etat et son administration ; restaurer la confiance en la justice et enfin faire confiance en la capacité du Malien de créer, de transformer, d’exploiter toutes les facultés pour faire du Mali un pays qui gagne.

Ce sont ces idées qui seront défendues tout au long de ces trois semaines par le candidat Blaise Sangaré. Contrairement à certains candidats considérés à tord ou à raison comme les grands candidats, Blaise Sangaré compte se battre avec les armes dont il dispose.
Sa stratégie sera celle d’une campagne de proximité. Un jeu qui lui a permis de s’imposer dans le Banimotié de 1991 à nos jours.

Birama Fall

11 avril 2007.