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bl.jpg« Monsieur le secrétaire général, vous demandez que je sois candidat ? Alors je le suis dès cet instant à l’élection présidentielle d’avril 2007 », a répondu Blaise à son BPN, aux militants et sympathisants de la CDS/Mogotiguiya. Auparavant, il avait fait le survol de l’histoire politique contemporaine du Mali.

« Le visage politique du Mali d’aujourd’hui est comme tiré d’un vieux cliché de cette mémoire collective : celui du Mali de 1979 à 1991 où tout le monde était militant d’office d’un parti unique sous la direction unique d’un général ! A croire que bien que née dans le sang et la violence, la démocratie malienne est en train d’être balayée comme phénomène de mode… » Blaise Sangaré s’est insurgé ainsi contre la perte d’identité des partis politiques mangés dans la sauce du consensus politique.

Un programme et non un bilan

A en croire le président de la CDS/Mogotiguiya, son parti a toujours dit non « à la renonciation, à l’hésitation, au colmatage, encore moins à la falsification démocratique ». Il a fait cas de trois concepts dégagés par la CDS.

Primo : « l’élection présidentielle se fait au scrutin direct et non indirect, donc le choix des dirigeants ne caporalise pas les militants et les électeurs ».

Secundo : « l’élection présidentielle est une mise en relation d’un candidat avec le peuple ».

Tertio : « l’élection présidentielle se fait sur la base du programme et non d’un bilan ».

Par sa candidature, Blaise dit vouloir redonner confiance à la classe politique, revaloriser les institutions de la République, renforcer l’Etat et son administration, restaurer la confiance en la justice et faire prendre confiance en notre capacité à créer, à transformer, à exploiter toutes les facultés pour faire du Mali un pays qui gagne.

Créée le 7 janvier 1995, la CDS a été présente à toutes les échéances électorales de notre pays. Le parti du « Cheval blanc » participera pour sa deuxième fois à l’élection présidentielle (2002 et 2007). Pendant deux mandats législatifs successifs, il a raflé les 4 sièges de député de la circonscription électorale de Bougouni et compte aujourd’hui plus de 200 conseillers municipaux et nationaux. Blaise est lui-même conseiller national, élu le 18 mars 2007.

source : Abdrahamane Dicko/Les Echos

29 mars 07