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Pour la supervision du processus électorale, le Réseau d’Appui au processus électoral au Mali (Apem) entend jouer une rôle majeur dans le processus de moralisation du scrutin présidentielle qui s’ouvre ce dimanche 28 juillet 2013. L’ONG, selon son président Ibrahima Sangho, a déployé quelque 2100 observateurs sur le terrain «y compris à Kidal» dans le cadre d’une pôle d’observation citoyenne électorale (Poce), inspiré d’une expérience sénégalaise de supersion électorale par la société civile.

jpg_une-1963.jpgSi l’élection présidentielle du 28 juillet 2013 constitue une opportunité de sortie de crise, elle comporte, selon le président du Réseau Apem, des risques pour la stabilité du pays. Pour anticiper ce scénario dramatique, l’ONG a déployé sur le terrain 2100 observateurs dont une vingtaine de personnes à Kidal, épicentre de la crise sécuritaire que connait le pays depuis des mois. Ces milliers d’observateurs, «encadrés» par une soixantaine de superviseurs, ont pour mission de collecter et de transmettre, via les moyens modernes de communication, toute information relative aux opérations de vote à une équipe technique installé à l’hôtel Radisson Blue.

L’ONG composé de plus d’une inquantaine d’associations et ONG de défense des droits de l’homme et des libertés civiques n’est pas à sa première mission d’observation des élections au Mali. Mais il reste entendu que ce serait la première fois qu’elle déploie une mission d’une telle importance afin de couvrir un maximum de bureau de vote. L’initiative est mise en œuvre dans le cadre d’une plateforme, le Poce, qui constitue, selon ses initiateurs, un observatoire permanent du scruin.

«Grâce à cette plateforme, la société civile malienne aura un accès sans précédent aux données en temps réel sur les aspects importants du déroulement des opérations du vote», a indiqué Ibrahima Snagho. Il s’agit, entre autres, de l’ouverture des bureaux de vote, les opérations de vote, le taux de participation, l’heure de clôture, le dépouillement, les cas de violences et d’achats de conscience, les arrêts de votes, les intimidations.

Pour l’ONG, les tentatives de fraudes sont imminentes. De même, la sécurisation du scruntin constitue un réel défis. Pire, assure-t-elle, l’engagement de certains leaders religieux pour un candidat fausserait le jeu. Ces obstacles concourent à ébranler de la confiance entre les acteurs et constituent de risques majeurs de violences. C’est pourquoi, le Réseau appelle les organes de gestion des élections et les autorités morales à faire preuve de neutralité et invite les candidats à «inscrire toute contestation possible dans le cadre légal».

Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 28 JUillet 2013